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    Politique

    Dans le monde «parfait» d'El Othmani

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5515 Le 14/05/2019 | Partager
    Bilan bon et honorable, pas de dissensions ni clivages dans la majorité
    Pas de remaniement ministériel
    Reçu à la Maison de la Presse à Tanger, le chef du gouvernement était peu loquace
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    Durant deux heures, lors de sa prestation à Tanger, Saâdeddine El Othmani a esquivé les questions embarrassantes et essayé de convaincre autant que faire se peut (Ph. Adam)

    Saâdeddine El Othmani, le chef du gouvernement, n’a pas réussi à convaincre lors de sa dernière sortie médiatique à Tanger. Lors d’une rencontre avec les médias et la société civile dans la Maison de la Presse, dimanche soir, le premier responsable du gouvernement s’est montré peu loquace tout en balayant de la main les questions embarrassantes.

    Durant deux heures, El Othmani a dû faire face aux deux modérateurs de la soirée, Said Kobrite, président de la Maison de la Presse, et Imane Aghotane, journaliste à Medi1 TV.

    Quid des dissensions et des clivages au niveau de la majorité? De simples différences d’opinion, selon El Othmani. La coalition que mène son parti, le PJD, est d’ailleurs «la plus forte et la plus homogène» d’entre toutes celles qui l’ont précédé, indique-t-il.

    Peu lui importe les récentes sorties de ses frères d’armes de la majorité qui critiquent vertement l’action du gouvernement. Le chef du gouvernement a profité de cette sortie et balayé d’une main les rumeurs sur un futur remaniement ministériel. En effet, certains observateurs avaient prédit un remaniement suite à la maladie du ministre de l’Intérieur avec toute une liste de remplaçants, une information qui n’est basée sur aucun fondement, selon le chef du gouvernement.

    En matière de bilan gouvernemental (dont il réserve la primauté au Parlement), El Othmani estime qu’il est «bon et honorable» et il assure au passage que l’action gouvernementale se passe sans dissensions ni clivages, juste des différences d’opinion. Lors de la législature actuelle, El Othmani insiste sur les chantiers lancés et les textes de loi qui ont été sortis, dont certains bloqués depuis des décennies.

    Interpellé par un journaliste au sujet des lourdes peines du hirak, le chef du gouvernement a brandi, à son habitude, la carte de l’indépendance de la justice, même si lors du procès de Hamieddine, une des pointures du parti de la lampe, certains de ses collègues n’ont pas manqué de crier à l’injustice et à la politisation de l’affaire. Avec Benkirane, El Othmani use du vocabulaire et parle de «différences d’opinion», niant toute crise malgré les «live» critiques sur les réseaux sociaux de l’ancien chef du gouvernement.

    Concernant le sujet des manifestations des médecins et des enseignants contractuels, celui qui porte aussi la casquette de secrétaire général du PJD y voit une preuve de la santé de la démocratie marocaine. Cette santé, le dirigeant politique a pu la constater de près, car un groupe d’élèves-infirmiers l’attendait de pied ferme, pancartes à l’appui, pour lui montrer leur désaccord sur la contractualisation.

    Ali ABJIOU

     

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