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    Economie

    Le prix de l’oignon atteint des sommets

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5513 Le 10/05/2019 | Partager
    En deux semaines, il a été multiplié par 3
    En cause, la mauvaise récolte de l’hiver dernier
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    Par année normale, la production totale  de l’oignon sec atteint 1,5 million de tonnes. Dans les années à forte sècheresse, les prix peuvent augmenter à des niveaux vertigineux comme c’était le cas en 2016 (Ph. Jarfi)

    L’oignon sec fait pleurer de plus belle la ménagère! Cette fois, pas en l’épluchant mais en l’achetant. En une quinzaine de jours, son prix est passé du simple au double. Au 8 mai, le kilo était négocié au détail à 15 DH, soit le triple d’il y a seulement quinze jours.

    Sur les marchés de gros, il cotait 9 DH/kg en moyenne contre 4,50 DH, deux semaines auparavant. Ce niveau de prix dépasse ceux de la pomme et de la banane locale. Autant opter pour le poulet de chair dont le kilo/vif varie en moyenne entre 14 et 14,50 DH.

    L’oignon sec,  très utilisé dans la cuisine marocaine, fait l’objet d’une forte demande en ce mois de Ramadan. A l’instar d’ailleurs d’autres produits agricoles comme les tomates, les pommes de terre ou encore les oranges. Sauf que les prix de ces derniers affichent une tendance à la stabilité, voire à la baisse.

    Selon les professionnels, l’explication se trouve au niveau de la faiblesse de l’offre combinée à la cascade d’intermédiaires. Tout d’abord, les oignons commercialisés actuellement proviennent de la récolte de l’été 2018. Car, celle de l’hiver 2019 a beaucoup pâti du retard des pluies, puisque cultivée essentiellement dans des zones bour. Du coup, la production nationale qui atteint, par année normale, 1,5 million de tonnes est réduite de moitié à 740.000.

    Il y a ensuite l’intervention des intermédiaires qui procèdent à l’approvisionnement au goutte-à-goutte du marché pour tirer le maximum de marge. Ceci dans un contexte de forte demande. Même la région de Fès-Meknès, qui concentre l’essentiel de la production et des superficies, enregistre la plus forte hausse des prix de l’oignon sec.

    Dans son sillage le prix de l’oignon frais a également augmenté de 50% sur le marché de gros (3 DH/kg contre 2 DH).  Et à Tanger, ville excentrée par rapport aux régions de production, le prix de l’oignon frais se situait à 6,50 DH le 8 mai contre 5 DH, quinze jours auparavant.

    La situation va-t-elle s’inverser avec l’arrivée vers la mi-mai de la production printanière issue en particulier de la région de Béni Mellal? Pas évident, selon une source de la Direction régionale de l’agriculture de Béni Mellal.

    Déjà des offres d’achat sont lancées au prix de 100.000 DH l’hectare contre la moitié par année normale. Ce qui donne à penser que le scénario de l’année sèche de 2016 serait probablement réédité. Face à la pénurie du légume, le Maroc a dû importer de grandes quantités d’Espagne.

    A.G.
       

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