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    Tribune

    Les cadres marocains croient à l’effet transformateur de l’IA

    Par Hamid MAHER Amane DANNOUNI | Edition N°:5512 Le 09/05/2019 | Partager
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    Curieux, optimistes et lucides… les cadres marocains, comme leurs homologues chinois, portent un regard positif sur l’intelligence artificielle (IA). Selon une étude(1) récente menée par l’entité mondiale du Boston Consulting Group (BCG) dédiée à la Data Science et à l’intelligence artificielle, BCG Gamma et Ipsos sur 8 pays dont le Maroc, 89% des cadres marocains tout comme 94% des cadres chinois, considèrent favorablement les potentiels impacts de l’IA sur leur travail contre seulement 71% des cadres français et allemands.

    Les cadres marocains restent également conscients des risques que l’IA pourrait générer au travail, notamment un risque de réduction d’emploi. Ils craignent également un contrôle et une surveillance accrus de leur activité et des problèmes éthiques concernant la protection des données personnelles et le respect de la vie privée. Ces préoccupations sont partagées dans tous les pays sondés, y compris chez les salariés qui utilisent déjà l’IA dans leur métier.

    Au Maroc, près de deux managers sur trois affirment que leurs dirigeants considèrent le sujet de l’intelligence artificielle et de la data comme stratégique. Toutefois, de nombreuses organisations peinent à mettre l’IA en pratique et à tirer pleinement profit de son potentiel.

    Les entreprises réussissent à lancer des pilotes mais trouvent des difficultés à les déployer à grande échelle, à les industrialiser. Ceci limite l’impact de ces initiatives et crée des doutes sur la capacité transformatrice de l’IA à long terme.

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    Pour réussir ce passage à l’échelle, le rôle du top management des entreprises est déterminant afin de diffuser l’IA au sein de leurs organisations. Il s’agit avant tout de développer les équipes et d’atteindre la taille critique permettant de regrouper les expertises data et de les focaliser sur des projets à fort impact.

    Un effort d’adaptation et d’évolution des plateformes technologiques doit être également réalisé permettant ainsi d’accéder à la data, de la valoriser et de réussir l’intégration des algorithmes dans les systèmes d’information opérationnels. Enfin, la conduite du changement est essentielle pour ancrer l’IA dans les processus de l’entreprise et changer les comportements.

    Au final, pour réussir ce passage à l’échelle et à aller au-delà des prototypes, les organisations ont besoin de leaders capables de  jouer un rôle de courroie de transmission entre les initiatives IA et le reste de l’entreprise, à la fois à travers des efforts de mobilisation autour des projets, mais également à travers des actions d’acculturation volontaristes auprès de l’ensemble des collaborateurs pour faciliter l’appropriation et stimuler l’innovation.

    Le Maroc un des hubs data sciences mondiaux?

    Par son histoire et sa culture académique, le Maroc dispose d’un vivier de talents passionnés par les sciences mathématiques, statistiques et informatiques. Ces talents sont convoités à l’échelle internationale et leurs compétences sont mondialement reconnues.

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    C’est pourquoi BCG Gamma(2) a créé un hub «Data & Advanced Analytics» au Maroc, réunissant des expertises marocaines de premier plan, en data science, recherche opérationnelle et data engineering. Ces équipes bénéficient d’une forte exposition à des projets internationaux au cœur des dernières innovations technologiques qu’ils mettent au service de la transformation IA des entreprises au Maroc et en Afrique.

    Le groupe OCP a pris acte de cette opportunité, notamment en mettant en place des cursus aux meilleurs standards internationaux sur ces sujets à l’Université Mohammed VI Polytechnique ainsi que d’autres initiatives innovantes comme l’école 1337 à Khouribga et Benguérir. Ces formations préparent les champions de l’IA de demain, pour répondre aux besoins du groupe et à ceux du Maroc. 

    L’IA révolutionnera le monde du travail et l’économie dans sa globalité. Pour 73% des actifs marocains c’est un sujet sur lequel ils attendent des prises de parole et de décisions de la part de leurs dirigeants. Les Marocains sont convaincus que tous les métiers sont concernés et seront profondément transformés. L’opportunité est réelle, notamment au Maroc, l’attente est forte, à nous de la matérialiser.

    Par Hamid MAHER, Amane DANNOUNI et Mohamed LAKLALECH

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    (1) L’enquête a été menée auprès de 8.080 personnes appartenant à la population active à travers le monde, dont un minimum de 1.000 personnes dans chaque pays étudié  (France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, Chine et Maroc)
    (2) BCG GAMMA est l’entité du BCG dédiée à l’intelligence artificielle (IA). 650 data scientists, spécialistes des techniques d’analyse de données (data science, ingénierie, optimisation, machine learning) développent des solutions pour transformer radicalement la performance des plus grands groupes.

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