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    Economie

    Campagne sucrière: Une production record dans le Gharb

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5512 Le 09/05/2019 | Partager
    Elle avoisine 1,5 million de tonnes dont 65% en betterave à sucre
    Ce qui va permettre d’assurer 30% de la production nationale
    Et également l’amélioration de plus de 10% des revenus des agriculteurs
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     Avec les prévisions de la campagne sucrière actuelle, la production de la betterave à sucre va dépasser les objectifs prévus pour cette année par le contrat-programme. Par contre, pour la canne à sucre, les prévisions restent largement en dessous des objectifs

    D’une campagne sucrière à une autre, la région du Gharb consolide ses performances, ce qui lui a permis de dépasser certains objectifs fixés par le contrat-programme dans le cadre du Plan Maroc Vert. Des records ont été enregistrés lors de la campagne en cours  aussi bien pour la production que les rendements.

    La production totale prévisionnelle, betterave et canne à sucre, avoisine 1,5 million de tonnes, selon la direction de l’Office régional de mise en valeur agricole du Gharb (ORMVAG). Le grand lot revient à la betterave avec une part de 975.000 tonnes et le reste pour la canne à sucre.

    Ces données ont été présentées au Comité technique régional des cultures sucrières du Gharb qui s’est réuni au début du mois d’avril dernier, rappelle Aziz Bellouti, directeur de la Direction régionale agricole (DRA) de Rabat-Salé-Kénitra.

    L’ordre du jour de cette réunion portait sur la détermination de la date de démarrage de la campagne d’usinage de la betterave à sucre et de s’enquérir sur l’état d’avancement de la campagne d’usinage de la canne à sucre. Avec les bons résultats attendus lors de cette campagne, le Gharb pourra assurer environ 30% de la production nationale en sucre, se réjouit Bellouti. Ce dernier rappelle que la campagne en cours est marquée également par des performances au niveau des rendements.

    Le rendement moyen record de 65 tonnes par hectare pour la betterave à sucre et de 70 tonnes par hectare pour la canne à sucre n’a pas été enregistré au niveau du périmètre du Gharb durant les 15 dernières années, est-il précisé.

    Ce qui va permettre de dépasser largement l’objectif fixé dans le cadre du contrat-programme pour la betterave à sucre et qui est de 53 tonnes par hectare. Des pics de rendement de 140 t/ha pour la canne à sucre et 90 t/ha pour la betterave à sucre ont été enregistrés au niveau des parcelles équipées en irrigation localisée, ajoute une source de l’ORMVAG.

    Ces bonnes performances de la campagne sucrière 2018-2019 s’expliquent, selon notre source, par les efforts entrepris notamment par l’Office, les agriculteurs et les sucreries ainsi qu’aux mesures incitatives et d’accompagnement prises par le département de l’Agriculture.

    Ceci a permis d’augmenter la superficie consacrée aux cultures sucrières qui a atteint 25.000 ha lors de cette campagne répartie entre 10.000 ha de canne et 15.000 ha de betterave, dépassant ainsi la moyenne des 10 dernières années et qui est de 19.500 hectares.

    Toutefois, en tant que culture tropicale, la canne à sucre reste fragile aux chutes de gels sévères. Le développement de cette culture souffre encore des dégâts enregistrés en 2012 et qui a impacté négativement la production durant ces dernières années (voir tableau).

    Pour pallier cette situation, des études de recherche sont menées pour neutraliser l’impact de ces facteurs climatiques et météorologiques, avance notre source de l’ORMVAG. Il faut aussi signaler que la campagne actuelle a profité d’une météorologie favorable.

    Ainsi, le périmètre du Gharb a connu au cours de cette campagne une pluviométrie moyenne de 447 mm à cette date, soit un niveau équivalent à la moyenne des 30 dernières années. Ces conditions climatiques favorables ont également concouru à la réalisation du programme de semis de la betterave à sucre et à l’amélioration de l’état végétatif des cultures sucrières, est-il précisé.

    Pour la direction de l’ORMVAG, le développement de la filière sucrière a contribué à l’amélioration des revenus bruts des producteurs de plus de 10% pour les deux cultures. Signalons par ailleurs que la campagne d’usinage de la canne à sucre a démarré précocement (le 26 février 2019). Quant à l’usinage de la betterave à sucre, il a débuté le 26 avril 2019.

    Mécanisation

    La poursuite de l’amélioration des récoltes s’explique également par les efforts déployés en matière de mécanisation. Sur ce volet, la DRA rappelle que «les semis de la betterave à sucre se font à 100% mécaniquement et en semences monogermes et que le taux de récolte mécanique de la canne à sucre et de la betterave à sucre est en progression atteignant respectivement 50% et 30% de la production récoltée». A ce titre, on souligne le soutien financier apporté par l’Etat à travers le Fonds de développement agricole dans la progression de la mécanisation et la modernisation des exploitations. Ces aides qu’elles soient destinées à l’équipement en irrigation localisée, l’acquisition de matériels agricoles de tous genres ou la subvention aux nouvelles plantations de canne à sucre ont considérablement contribué à la relance de la filière, est-il indiqué.

    Noureddine EL AISSI

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