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    Economie

    Plafonnement des prix des carburants: Daoudi botte en touche

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5511 Le 08/05/2019 | Partager
    Aucune visibilité sur les prochaines étapes de la réforme
    Il a jeté la balle dans le camp d’El Othmani
    Clash avec le groupe du RNI, qui «a refusé la politisation de ce dossier»
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    Le dossier des hydrocarbures continue de susciter beaucoup de débats au sein de l’hémicycle. Certains parlementaires ont avancé que «la libéralisation des prix n’a pas été accompagnée d’une libéralisation du marché». D’autres ont estimé que le plafonnement n’aura aucun effet et qu’il faudra «s’attaquer à la composition des prix» (Ph. Bziouat)

    Le dossier du plafonnement des prix des hydrocarbures continue de susciter la polémique au sein même des groupes parlementaires de la majorité. Au point où des députés du RNI s’étaient élevés contre les déclarations du ministre des Affaires générales, Lahcen Daoudi, et du chef du groupe du PJD, Driss El Azami, les appelant à «assumer leur responsabilité et à éviter la politisation de tous les sujets ayant un impact sur le vécu quotidien des citoyens».

    L’un des principaux points de discorde est lié au mécanisme de plafonnement, considéré par le Conseil de la concurrence sans impact effectif.

    Daoudi a été interpellé, lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, sur la mise en œuvre des recommandations de la Commission parlementaire sur les hydrocarbures et sur les mesures prises face aux dernières hausses des prix. Le ministre a avancé que ces propositions sont en cours de concrétisation.

    Par exemple, «pour la recommandation liée à l’ouverture du marché à de nouveaux opérateurs, un projet de loi régissant cette question est en cours d’élaboration», a-t-il dit, sans s’engager sur une date précise. Idem pour le plafonnement qui figure parmi les propositions de cette commission parlementaire. Il a annoncé qu’il sera bientôt introduit. Aucune date n’a été communiquée.

    Le ministre s’est contenté de dire que le chef du gouvernement se penche sur l’examen de certains aspects liés notamment au stockage. De son côté, le ministre de l’Energie et des Mines, Aziz Rebbah, «prépare actuellement un autre rapport sur ce dossier, qui sera bientôt soumis au chef du gouvernement». Pourtant, Daoudi avait annoncé il y a quelques mois que le plafonnement des prix devrait être appliqué en mars.

    «C’était une carte pour faire pression sur les compagnies pétrolières et les pompistes», a-t-il expliqué. «Les négociations étaient très compliquées et c’était difficile d’aboutir à un accord», a-t-il ajouté. Aujourd’hui, aucun calendrier n’a été encore fixé pour cette réforme. Daoudi a plutôt rappelé certaines mesures qui ont été imposées aux opérateurs, notamment en matière de stockage, qui devra passer de 1 à 2 mois, en plus de la nécessité de prévoir des stocks dans les régions.

    Pour les récentes hausses des prix à la pompe, le ministre a estimé que cela est dû aux fluctuations des cours de pétrole à l’international, notamment à cause des évolutions géopolitiques. La situation en Iran, au Venezuela et en Libye se traduit par une augmentation des cours, avec 70 dollars le baril contre seulement 45 dollars en 2015.

    M.A.M.

     

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