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    Aéronautique: Le retrait de Bombardier… une «chance» selon Elalamy

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5511 Le 08/05/2019 | Partager
    Plusieurs majors, Airbus, Spirit ou JKM, intéressées par le rachat de l’usine casablancaise
    Un autre projet avec Bombardier dans le pipe
    L’aéronautique a enregistré une croissance de 22% en 2018
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    «Nous avons aujourd’hui 140 équipementiers installés au Maroc avec une croissance importante du secteur et un taux d’intégration de 34%, qui a dépassé nos attentes, avec des perspectives d’aller au-delà», se félicite Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique (Ph. F.AL.Nasser)

    «Bombardier ne quitte pas, mais sous-traite ses activités au Maroc». Toute la différence est là pour Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du Commerce.  Tout d’abord, il s’agit selon lui d’une tendance mondiale.

    «Tous les gros constructeurs comme Boeing ou Airbus sous-traitent plus de 60% de leurs activités pour se recentrer sur la R&D et l’assemblage», précise Elalamy. Cette opération est au contraire une chance pour le secteur aéronautique, estime le ministre.

    Parmi les possibles repreneurs, figurent de gros calibres comme Airbus, l’américain Spirit ou encore l’anglais JKM. «Dans 3 semaines, nous serons fixés sur l’identité du repreneur», annonce Elalamy, lors d’une conférence de presse visant à calmer les inquiétudes concernant la décision du constructeur canadien de céder deux de ses filiales à Casablanca (400 salariés) et Belfast (3.500 salariés).

    «Nous avons aujourd’hui 140 équipementiers installés au Maroc avec une croissance importante du secteur et un taux d’intégration de 34%, qui a dépassé nos attentes, avec des perspectives d’aller au-delà », se félicite le ministre.

    De son côté, Hamid Benbrahim El Andaloussi, président de Midparc, a souligné que cette cession de Bombardier ne remet pas en cause le développement de ses activités, puisque les engagements du constructeur canadien seront tenus et certainement dépassés vu la qualité des repreneurs potentiels.

    Pour El Andaloussi, cette cession n’affecte en rien les projets de Bombardier au Maroc. «Nous travaillons depuis quelques mois sur le projet d’extension de Bombardier au Maroc et notre objectif est qu’elle soit ouverte au printemps de l’année prochaine», annonce Benbrahim.

    Elalamy a même laissé entendre qu’un autre projet avec Bombardier était dans le pipe, mais qu’il ne pouvait l’annoncer officiellement avant quelques semaines. «J’ai rencontré le président du groupe Bombardier, il y a 2 semaines, et nous avons convenu d’un 3e développement, dont je ne pourrais parler pour le moment», a-t-il déclaré.

    En 20 ans, le nombre d’entreprises est passé de 3 à 140 dans l’industrie aéronautique et «aucune n’a quitté le Maroc», estime le président de Midparc. Le secteur enregistre une croissance annuelle de 18%, soit plus de 3 fois le taux de croissance mondiale. «L’année 2018 a enregistré une croissance de 22%», annonce Benbrahim. Le secteur réalise aujourd’hui un taux d’intégration de 34%.

    Cette sortie du ministre de l’Industrie et du Commerce  intervient à quelques jours de l’annonce faite par le constructeur aéronautique canadien Bombardier, qui cède ses activités au Maroc. Il souhaite se concentrer sur l’assemblage, la R&D et une partie du marketing.

    Le groupe canadien s’est restructuré à plusieurs reprises en vendant un de ses avions, le CSeries, à Airbus qui devient le A-220. Il a également décidé de structurer l’ensemble de ses activités en mettant deux de ses usines à la vente à d’importants et gros sous-traitants aéronautiques.

    Pour rappel, le site marocain produit des composantes d’ailes, de nacelles et planchers pour avions régionaux CRJ, des pièces de fuselage ou encore des portes pour jet d’affaires Learjet, ainsi que des sous-ensembles pour divers programmes.

    Aziza EL AFFAS

     

     

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