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    Economie

    Assises fiscales: Les patrons attendent plus d’efficacité

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5500 Le 22/04/2019 | Partager
    Contraignant, peu incitatif et complexe... ce qu’ils pensent du système fiscal dans une enquête de la CGEM
    La concentration de l’impôt et la faible qualité des services publics renforcent le sentiment d’injustice
    Cela crée aussi une relation conflictuelle avec le fisc
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    Le Maroc figure en tête de peloton des pays où la taxation des entreprises est lourde. Dans la compétition internationale, la charge d’impôts supportée par les entreprises marocaines peut-être bien handicapante par rapport aux sociétés sud-africaines, turques ou encore égyptiennes

    Parmi les grandes économies africaines et quelques pays de benchmark, le Maroc figure sur le podium des pays où la taxation est la plus lourde. Le taux global des prélèvements était de 49,8% en 2017 selon PwC. A 25,1%, la  taxation des bénéfices est bien supérieure à celle des pays de benchmark et à la moyenne mondiale (16,1%).

    Le système fiscal est contraignant pour la compétitivité, peu incitatif et complexe, relèvent plus de 80% des chefs d’entreprise dans une enquête menée par la CGEM en préparation des Assises de la fiscalité. Dans la compétition internationale, la charge d’impôts supportée par les entreprises marocaines est bien handicapante par rapport aux  sociétés sud-africaines, turques ou encore égyptiennes.  

    La principale attente des entreprises aux Assises de la fiscalité est donc une évidence. Elles vont défendre la baisse de la pression fiscale. 9 dirigeants sur 10 jugent les taux d’imposition trop élevés. Ce sentiment est renforcé par la concentration de l’impôt sur une poignée d’entreprises et la faible qualité des services publics. 75% des chefs d’entreprise estiment payer trop d’impôts pour les services publics qu’ils ont en contrepartie. C’est un désaveu total de la politique fiscale et de la gestion des finances publiques.

    Moins de 0,1% des entreprises (73 au total) assurent 50% des recettes de l’impôt sur les sociétés par exemple.  Ces statistiques renforcent le sentiment d’injustice. Il existe des gisements significatifs d’amélioration du rendement de cet impôt dans l’assiette actuelle et dans le secteur informel pour atténuer la pression. Mais les mesures déployées jusque-là pour élargir l’assiette semblent peu efficaces.

    Les chefs d’entreprise attendent plus d’efficacité dans l’action de la direction générale des impôts, notamment le renforcement des contrôles. Si le secteur informel est considéré comme l’un des plus avantagés par le système fiscal, les dirigeants (61%) incluent dans cette catégorie les grands exploitants agricoles et les grandes entreprises.

    Cette perception ne se vérifie pas partout. Les établissements financiers sont soumis à un taux d’imposition d’IS de 37%, soit 7 points au-dessus du taux de droit commun. A cela, il faut ajouter 2,5% de contribution de solidarité sociale. Cette taxe est globalement approuvée par les dirigeants, mais près de 6 sur 10 jugent son taux élevé.

    Manque de confiance

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    Pour les dirigeants d’entreprise, l’administration des impôts a encore beaucoup d’effort à fournir pour améliorer ses prestations, notamment en matière de délai de réponse, de prise en compte des doléances et de simplification des procédures.

    Plus de la moitié des patrons expriment une satisfaction relativement faible sur ces sujets. Mais avant tout, il faudra ramener la confiance dans la relation entre les deux parties. 42% des patrons estiment qu’elle ne se déroule pas dans un climat de confiance. Ils sont plus nombreux (62%) à la qualifier de conflictuelle. Il y a du travail!

    F.Fa

     

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