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    Dossier Spécial

    Plan Maroc Vert: Le groupe Crédit Agricole se prépare à l'acte II

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    55 milliards de DH ont été débloqués jusque-là
    «Nous avons l'intention de continuer à jouer un rôle prépondérant»
    La banque en quête de la prochaine fintech ou agritech «star» au SIAM
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    Tariq Sijilmassi, président du directoire du groupe Crédit Agricole du Maroc: «Je n'ai aucun problème avec les nouvelles orientations des autorités de régulation. De notre côté, il faut juste que nous soyons réactifs pour trouver des solutions qui soient à la fois dans le sens de la mission de service public et qui protègent aussi la santé financière de la banque» (Ph. Bziouat)

    - L'Economiste: Les banques ont annoncé plusieurs milliards de dirhams pour accompagner le Plan Maroc Vert. Plus de dix ans après, quel est le bilan exact?

    - Tariq Sijilmassi: Crédit Agricole du Maroc avait signé deux conventions de 45 milliards de DH dans le cadre du Plan Maroc Vert. Au final, nous avons débloqué 55 milliards de DH. Nous nous apprêtons à un investissement aussi fort pour le Plan Maroc Vert 2. Nous avons l'intention de continuer à jouer un rôle prépondérant. Ce plan sera davantage axé sur la transformation, la commercialisation et l'investissement dans la valeur ajoutée des filières.

    - Cet effort est-il trop lourd à porter?
    - A côté de sa mission de service public et de banque universelle, Crédit Agricole du Maroc a une action citoyenne sur le monde rural. Il y a tout le travail que nous effectuons auprès de ces communautés pour améliorer la bancarisation et faciliter leur inclusion financière. Ce sont des personnes, qu'elles soient agriculteurs ou non pour lesquelles la banque doit s'engager pour améliorer leur niveau de vie. Nous sommes de très loin la première banque implantée dans le monde rural. Pour nous, le rural inclut toute la myriade de petites villes moyennes qui font le Maroc profond et qui représentent 50% de la population. Par ailleurs, nos actions dans les zones rurales vont dans le sens de la promotion de l'agriculture durable et de l'entrepreneuriat.

    - Votre mission sociale est-elle conciliable avec les contraintes liées aux règles prudentielles?
    - Les changements réglementaires nous imposent juste une rigueur afin que nos actions envers n'importe quelle catégorie de client ne fragilisent pas la banque. Il nous appartient de trouver les solutions pour continuer à financer l'agriculture et le monde rural dans des conditions de sécurité. In fine, c'est d'abord la banque qui y gagne parce que nous ne mettons pas en danger sa santé financière. Ensuite, le pays conserve un outil de manière pérenne, au lieu de la mettre en difficultés par quelques opérations hasardeuses. Je n'ai aucun problème avec les nouvelles orientations des autorités de régulation. De notre côté, il faut juste que nous soyons réactifs pour trouver des solutions qui soient à la fois dans le sens de la mission de service public et qui protègent aussi la santé financière de la banque.

    - L'IFRS 9 et la circulaire 19/G vont nécessiter des ajustements importants. Où en est votre groupe?
    - Nous n'avons pas rencontré de difficultés dans l'implémentation de l'IFRS 9 puisque la première année de sa mise en œuvre correspond à un exercice de bénéfices record pour le groupe. Nos provisionnements IFRS représentaient déjà 50% des besoins. L'impact n'a donc été que de 50% et il a été étalé sur cinq ans. Le passage à l'IFRS 9 a été validé par les commissaires aux comptes et Bank Al-Maghrib. Au fond, ce n'est pas une surprise. Nous sommes principalement exposé au secteur agricole et cette exposition a déjà été provisionnée. Dans les autres secteurs, nous allons vers des valeurs sûres. C'est la raison pour laquelle nous avons amorcé le virage IFRS 9 sans problème. Maintenant, nous préparons le passage à la nouvelle circulaire 19/G sur la classification et le provisionnement des créances. A ma connaissance, les effets seront, là aussi, lissés dans le temps. Ce qui laisse de la marge à la banque pour se conformer. Il y a deux niveaux de préparation. La première porte sur nos procédures internes et notre manière de fonctionner. La deuxième concerne le pilotage des fonds propres.

    - Quelles sont les principales annonces que le groupe CAM va présenter à cette édition du SIAM?
    - Nous allons créer un hackaton, un concours de startup (fintech ou agritech) axé sur la facilitation du travail en milieu rural. Sur 100 startups qui vont être créées, il y en aura peut-être une qui va révolutionner la relation client dans le milieu rural. Il faudra être à l'affût pour la détecter et être son accompagnateur financier.

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    Propos recueillis par Franck FAGNON

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