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    Dossier Spécial

    OCP, l’autre pilier de la stratégie agricole

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    2.000 plateformes de vulgarisation avec des engrais à la carte
    L’ensemble des collaborateurs mobilisés pour un soutien de proximité
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    Dans le cadre de son action de renforcement des capacités de ses partenaires, le groupe OCP a initié un important programme d'optimisation de rendements agricoles ciblant les moyennes exploitations par le recours aux drones. Ses experts ont animé plusieurs ateliers pédagogiques dans différentes régions du Royaume (Ph. Bziouat)

    L’OCP s’engage et assume. Depuis le lancement de la stratégie agricole, le groupe a multiplié les actions de soutien aux agriculteurs dont certaines commencent à produire leurs fruits. Cartes de fertilité des sols, Al Moutmir pour les services de proximité et le tout innovant projet: Act4Community. Ce dernier met à contribution les 21.000 collaborateurs du groupe. Un vivier de compétences et de savoir-faire multidisciplinaires. 

    «L’idée est de libérer tout agent du Groupe, pendant une période d’une à quatre semaines, hors congé annuel, afin qu’il s’implique dans sa communauté à travers des actions de volontariat touchant à la formation, l’accompagnement des associations ou encore l’entrepreneuriat», avait résumé le PDG, Mostafa Terrab lors de son lancement en octobre 2018.

    Dès son annonce, un groupe de travail a été constitué avec un noyau d’une trentaine de collaborateurs. Il en est sorti une plateforme de travail qui nécessitait alors une large consultation. Une rencontre réunissant des experts et des représentants des associations avait permis l’identification des projets et le mode opératoire pour les réaliser.

    La nouvelle initiative est venue renforcer Al Moutmir qui met également à la disposition des volontaires son savoir agronomique et une gamme d’outils  de vulgarisation des techniques culturales. Il en est de même de «Act4Farmers» qui soutient le même programme. Il cible le renforcement des capacités des collaborateurs OCP afin qu’ils soient bien outillés pour soutenir, voire initier de nouvelles initiatives de développement régional.

    Les moyens mobilisés comprennent un référentiel agronomique pour les cultures phares, des laboratoires mobiles d’analyse de sols qui peuvent être mobilisés au besoin, une offre de formation adaptée et plusieurs supports de vulgarisation.

    Pour la campagne agricole 2018-2019, Al Moutmir prévoit des actions ciblées dans 28 provinces permettant de proposer un accompagnement diversifié aux agriculteurs. Centré sur l’agriculteur comme réel agent du changement, il s’appuie sur la démarche scientifique comme levier pour une agriculture prospère et durable.

    Il est porté par une équipe d’ingénieurs agronomes en charge du développement commercial régional ayant pour mission la promotion de l’utilisation des engrais adaptés dans le cadre d’un itinéraire technique. Cette équipe est installée dans différentes provinces du royaume et travaille au quotidien avec les agriculteurs aussi bien pour les formations et les démonstrations que pour le suivi et l’accompagnement. Ils proposent même des services à la carte.

    Ces services sont  articulés autour de l’offre de produits disponibles au Maroc via les fabricants-distributeurs des engrais. Dans le cadre de cette dynamique, plusieurs  rencontres ont été initiées depuis le lancement de l’actuelle campagne agricole. Au total, 28 étapes pour les cultures céréales-légumineuses, olivier et maraîchage ont été organisées.

    La 2e escale a été organisée à partir du 29 janvier 2019. Elle a été consacrée aux cultures maraîchères et a touché plus de 30 localités réparties dans plusieurs provinces. Premier secteur exportateur, les cultures maraîchères  constituent  un gisement de revenu pour les agriculteurs toutes tailles confondues. Elles génèrent un quart des emplois de la filière, représentent 23 % de la production agricole globale et 60 % des exportations de produits frais.

    A noter que dans le cadre du programme de plateformes de démonstration lancé par OCP et qui porte sur 2.000 stations, 300 sont dédiées aux cultures maraîchères et visent à construire avec les agriculteurs des cas modèles de l’impact de la démarche scientifique et raisonnée sur l’augmentation de la productivité et la préservation des ressources.

    Le groupe OCP place la R&D au cœur de sa mission. A cet effet, il a conçu l’Université Mohammed VI Polytechnique, une cité du savoir au sein de laquelle la connaissance est au service de l’innovation. Son ambition est de mobiliser les  chercheurs via la mise à disposition des infrastructures aux normes internationales pour répondre aux défis de la sécurité alimentaire.

    Fondée pour la recherche, l’Université s’est dotée d’un espace Innovation & entrepreneuriat qui développe un programme d'incubation et d’accélération dédié à l’agriculture en Afrique.

    Une toile d’araignée continentale

    La présence de l’OCP en Afrique ne cesse de se renforcer. La création d’OCP Africa en 2016 dédiée au continent est venue appuyer l’engagement du groupe pour le développement agricole en Afrique. Dans ce sens, la filiale compte déjà à son actif une part non négligeable du marché des engrais. Avec une présence dans de nombreux pays africains via l’ouverture de filiales et/ou de bureaux de représentation (Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun, Kenya, Ghana, Nigeria, Zambie, Bénin, Tanzanie, Ethiopie, Burkina Faso), OCP Africa participe à la production d’engrais près des grands bassins agricoles et à développer de nouveaux réseaux de distribution.
    L’approche de proximité se traduit aussi par la mise en place des installations proches des agriculteurs. A long terme, la démarche devrait s’appuyer sur un écosystème de partenaires qu’ils soient locaux, panafricains ou internationaux. La réussite de ce modèle a d’ores et déjà permis à OCP Africa de voir ses ventes d’engrais passer de 1,7 million de tonnes en 2016 à 2,5 millions en 2017 avec une distribution équilibrée sur l’ensemble du continent.
    La recette du groupe se décline en trois axes: garantir la distribution du bon produit au bon endroit et au bon moment. Privilégier en second lieu une production locale en utilisant des matières premières africaines et en les transformant sur  place. Enfin, intervenir sur l’aval de la chaîne de valeur de la filière.

                                                                      

    Transformation tous azimuts

    OCP s’est doté, dans le cadre de sa stratégie de transformation industrielle et minière, d’un large programme de renforcement de ses capacités. Actuellement, il dispose de 4 unités de production d’engrais intégrées d’une capacité d’un million de tonnes chacune. Et il ambitionne de réaliser 6 unités de production supplémentaires à l’horizon 2025 sur la plateforme de Jorf Lasfar.

    Des unités de production intégrées d’une capacité de 1 million de tonnes chacune sont prévues à Laâyoune d’ici 2020 et à Safi d’ici 2025. Pour accompagner cette augmentation de la production, OCP a entrepris d’étendre ses installations portuaires à Jorf Lasfar et d’accroître ses capacités de stockage.

    Le groupe prévoit de porter sa capacité de production annuelle de roche de 34 millions de tonnes en 2015, à 46,7 millions en 2020 et à 57,4 millions de tonnes en 2025.

    La capacité de production d’acide phosphorique  passera de 5,7 millions de tonnes  en 2015 à 7,8 millions de tonnes en 2020 puis à 10,6 millions de tonnes  en 2025.

    La mise en œuvre du Pipeline permet de réduire de 90 % les coûts logistiques, d’améliorer la qualité du produit et de s’affranchir de plusieurs stades opératoires coûteux et énergivores notamment le séchage. 

    Par ailleurs, les infrastructures de lavage, notamment  ont permis de réaliser des économies de 30 % en coût total par tonne produite

    Trois stations d’épuration des eaux usées ont été réalisées à ce jour. Elles assurent l’épuration et la réutilisation de plus de 10 millions de m3/an d’eaux usées urbaines dans le lavage du phosphate.

    A.G

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