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    Culture

    Tosca: Un thriller lyrique à Rabat

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    Trois représentations de l’opéra dans la capitale
    Une version revisitée, transposant l’histoire dans les années 1930
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    C’est une histoire d’amour entre une cantatrice et un peintre qui mêle intrigues et passions, amours, haines.  L’opéra en 3 actes de Giacomo Puccini, qui n’a pas pris une ride en 118 ans, revient à la rencontre du public marocain, les 13, 15 et 18 avril, au Théâtre National Mohammed V, à Rabat.

    C’est une version revisitée que le metteur en scène Jean-Marc Biskup, propose, puisqu’il a choisi de transposer l’histoire dans les années 1930, durant l’entre-deux-guerres et la montée du fascisme en Europe, alors que la version originale déroule en 1800 pendant l'invasion napoléonienne de l’Italie, à peine perceptible, en arrière-plan de l'intrigue.

    «Je n’ai pas voulu céder à la facilité de présenter le même spectacle à quelques années d’intervalle et j’ai donc souhaité me concentrer sur l’action et le drame qui se nouent autour des trois personnages principaux. Tosca est une histoire policière au rythme haletant, sans répit pour le spectateur puisque l’action commence l’après-midi du premier jour et finit à l’aube du lendemain. La tension monte de manière insoutenable jusqu’au final qui voit l’héroïne se jeter dans le vide», confie le metteur en scène dans sa note d’intention.

    Les deux périodes qui conviennent parfaitement au thriller lyrique que propose Puccini. Une intrigue politique impliquant un couple d’artistes amoureux qui se trouve confronté au cynisme et à la vénalité d’un homme de pouvoir dans un climat politique proche de la terreur et dont l’issue sera fatale.

    Floria Tosca chante l’air «Vissi d’arte, vissi d’amore»  (je vivais d’art et d’amour), dans le deuxième acte,  avant de poignarder le baron Scarpia, chef de la police secrète de Rome qui exigeait qu’elle s’offre à lui pour une nuit en échange de la libération de son amant, le peintre Mario Cavaradossi.

    La scène, immortalisée par Maria Callas, sera reprise à Rabat par la soprano bulgare Stefanna Kybalova interprètant Floria Tosca, aux côtés du ténor marocain Abdellah Lasri dans le rôle de Mario Cavaradossi, le tout porté par l’Orchestre philarmonique du Maroc (OMP).

    Le ténor Abdellah Lasri est né à Rabat, au Maroc. Il débute l’étude de la musique vers 20 ans, en apprenant la guitare en autodidacte. Deux ans plus tard, il rejoint la Chorale de Rabat où son professeur Louis Péraudin lui conseille de poursuivre sa pratique du chant. Il commence à suivre des master classes en chant et en direction de chœur et dirige la chorale du Conservatoire national de Rabat durant une saison. Il part ensuite étudier en France au Conservatoire de Bourgoin-Jallieu puis au CNSM de Paris.

    Pendant ses études, il fait sa première apparition sur la scène à la Péniche Opéra où il joue le Prince charmant dans La Forêt bleue de Louis Aubert et donne également plusieurs récitals. Il sort major de sa promotion et poursuit son apprentissage en Allemagne. Ces dernières années, Abdellah Lasri a pu chanter sous la baguette des chefs les plus prestigieux.

    A.Bo

     

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