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    Economie

    IR: La double peine des classes moyennes

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5495 Le 15/04/2019 | Partager
    Les frais de scolarité et de soins devraient être déduits
    Le Cercle des fiscalistes propose l’introduction du foyer fiscal
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    L’enjeu d’un réaménagement de la grille de l’IR serait d’harmoniser la répartition de l’impôt sur les tranches de revenus puisque, dans le privé par exemple, 4% des salariés (plus de 180.000 DH par an) assurent 74% des recettes de l’IR provenant du privé

    Sur le podium de la pression fiscale, les salariés occupent la marche la plus haute. En effet, ils subissent le taux d’imposition marginal le plus élevé: 38%. Le barème de taxation des salaires est basé sur le principe de la progressivité depuis plusieurs années. Il reste qu’au vu de toutes les autres catégories de contribuables (médecins, avocats, notaires, commerçants…), les salariés supportent la charge la plus élevée via la retenue à la source.

    Ainsi, sur les 42 milliards de DH apportés par l’IR, les prélèvements sur salaire représentent 73%. Les salariés du privé contribuent à eux seuls à 40% des recettes au titre de l’impôt sur le revenu. D’autres catégories de contribuables (médecins, pharmaciens, notaires, architectes, avocats…) ne contribuent qu’à hauteur de 2%.

    Des chiffres qui suscitent la frustration chez la population concernée à cause de l’inégalité des contribuables devant l’impôt. Le gouvernement est conscient de cette situation. Il est obligé d’explorer les différents scénarios possibles pour répartir équitablement le poids de l’impôt.

    La question devrait être largement débattue lors des 3es Assises de la fiscalité prévues les 3 et 4 mai. En attendant, le Cercle des fiscalistes du Maroc propose une piste de réflexion qu’il compte défendre au cours de l’atelier «IR et élargissement de la base des contribuables». Il suggère l’introduction de la notion de foyer fiscal, dont l’absence pénalise les ménages qui subissent la double peine. Le principe consiste à tenir compte du revenu du foyer et des enfants à charge dans le calcul de l’IR.

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    En raison du niveau de recettes de l’IR, le barème de taxation n’a pas connu de réajustement depuis 2010 avec la baisse du taux de 42% à 38% en deux temps

    Le sentiment d’injustice des salariés devant l’impôt, comparativement à certaines professions qui brassent parfois des millions de dirhams et sous-déclarent, est exacerbé par «l’absence de contrepartie» ou d’incitation. Les classes moyennes, lourdement taxées, inscrivent leurs enfants dans des écoles privées et se font soigner dans des cliniques privées.

    Pourtant, elles ne bénéficient d’aucune déduction fiscale au titre de ces dépenses. Le Cercle des fiscalistes propose «la déduction des frais de scolarité et de mutuelle santé au même titre que la retraite avec un plafond global ne dépassant pas 50% du revenu global». Une mesure compensatoire en faveur des classes moyennes qui font réaliser des économies à l’Etat en renonçant aux services publics dans le domaine de l’éducation et de la santé.

    Hassan EL ARIF

     

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