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    Dossier Spécial

    Logistique: Les leviers accélérateurs du secteur

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5491 Le 09/04/2019 | Partager
    Il contribue avec 5% au PIB
    Plus de 500.000 emplois directs et indirects
    Une soixantaine de métiers gravitent autour de l’activité
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    L’opérationnalisation de la régionalisation avancée devra accélérer l’implémentation de nouvelles zones sur l’ensemble du territoire

    La performance logistique est un indicateur qui renseigne sur la compétitivité économique d’un pays, voire ses capacités d’attractivité des investissements étrangers (IDE). La logistique est également un levier de compétitivité et de développement des PME.

    C’est aussi l’unique activité à caractère transversal qui concerne l’ensemble des  secteurs  et des stratégies (Plan d’accélération industrielle, Maroc Vert, Halieutis, offshoring, automobile, aéronautique...) Or, jusque-là, les ministères travaillent en silo et les stratégies se tournent le dos. C’est dire que de multiples  synergies sont encore inexploitées.

    Le secteur contribue avec plus de 5% au PIB. En 20 ans, plus de 500.000 emplois directs et indirects ont été créés (dont 25.000 emplois directs). Manutention, transport, entreposage, stockage, rayonnage, supply chain,  formation, consulting... Une soixantaine de métiers gravitent autour de l’écosystème logistique.

    «Il y a 20 ans, l’activité était quasiment méconnue. Le Maroc avait pris du retard. Généralement, il y avait une confusion entre le transport et la logistique. Entre-temps, le pays a fait des pas de géant... Mais il y a encore des gisements d’amélioration et de compétitivité dans un secteur porteur qui plus est au coeur du business des entreprises», soutient Ali Berrada, président et organisateur du salon Logismed. 

    Il va sans dire que les atouts sont multiples, mais les challenges le sont tout autant, sinon plus. Tout le défi consiste à remplir les entrepôts, amortir les capacités installées, massifier voire développer de nouvelles capacités. Jusque-là, pratiquement 85% de la clientèle est composée d’entreprises étrangères ou de filiales de multinationales. Et pour cause, l’externalisation reste jusque-là le maillon faible de l’entreprise marocaine.

    Or, le développement du secteur est tributaire de la capacité des entreprises à externaliser. D’ailleurs, le taux d’externalisation figure désormais parmi les indicateurs de compétitivité d’un pays. Au Maroc, il y a encore des freins d’ordre culturel dans le sens où les entreprises craignent de perdre le contrôle des flux. Du coup, elles préfèrent la discrétion dans  un état d’esprit patrimonial. Il y a aussi des freins liés à la maturité logistique et à la maîtrise de la supply chain, à l’optimisation des coûts.

    Sur un tout autre registre, le secteur accuse du retard par rapport aux objectifs tels que fixés par la stratégie nationale. L’objectif de départ consistait à réduite le coût logistique de 15 à 20% du PIB dès 2015. La stratégie devait aussi réduire les gaz à effet de serre et toutes les externalités négatives à travers la limitation des nuisances (réduction des émissions de CO2, décongestion des routes et villes, développement durable...).

    L’objectif de départ consistait à réduire de 35% les émissions de CO2. Pour mieux apprécier les enjeux de la stratégie (initiée au départ par Karim Ghellab), il s’impose d’en rappeler les principaux objectifs. L’ambition était d’enclencher une réelle compétitivité ainsi que l’amélioration des indicateurs de performance pour optimiser les échanges commerciaux et l’attractivité des IDE. 

    Le secteur est appelé à réduire les coûts liés aux flux de marchandises, aussi bien des intrants que des produits à l’export. Il fallait donc créer un demi-point de PIB par an (soit 15 à 20 milliards de DH par an).

    Si tout s’est passé comme prévu, la logistique devrait créer aujourd’hui au moins 2,5 points de PIB en plus.  Or, valeur aujourd’hui, une seule zone (Zenata qui s’étend sur 80 ha) a été réalisée. Ce retard sur l’attribution de nouvelles zones est tributaire de l’implémentation de la régionalisation avancée.

    Par ailleurs, la massification, l’un des principaux enjeux de la stratégie, devra attirer les flux entre régions très bien reliées. Tout le défi consiste à mettre en place cette infrastructure qui va convaincre les PME de l’intérêt de louer un espace ainsi que les services intégrés.

    Logismed

    C’est dans ce contexte précis que se tient la 8e édition du salon international du transport et de la logistique pour l’Afrique et la Méditerranée. L’événement regroupe 150 exposants (nationaux et étrangers), qui couvrent l’ensemble des métiers de la chaîne logistique. Plus de 150.000 visiteurs sont attendus à la foire de Casablanca (du 9 au 11 avril). Un visitorat professionnel  issu de l’industrie, du commerce, de la distribution, des services, de l’administration publique, des collectivités locales... «Nous ne sommes pas dans un salon commercial au sens classique du terme. Nous ne sommes pas là pour vendre du mètre carré. C’est plutôt une édition qui vient apporter une réelle valeur ajoutée et surtout des solutions à l’entreprise et au secteur», fait valoir Ali Berrada, président. L’événement vient promouvoir les atouts de la logistique, les opérateurs, les acteurs, mais aussi saisir des opportunités à l’international ou encore benchmarker avec les best-practices.

    A.R.

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