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    Culture

    Festival: Le fado face aux musiques du Monde

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5488 Le 04/04/2019 | Partager
    3e édition à Casablanca et Rabat
    Concerts, conférences, projection de films…
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    En guest-stars du festival, 2 étoiles du fado: António Zambuj et Cuca Roseta. Les deux artistes ont un parcours international des plus intenses et cumulent distinctions et prix internationaux (Ph. Dr)

    Le festival du fado rempile pour une 3e édition à Rabat et un premier coup d’essai à Casablanca. L’évènement dédié à la «saudade»  portugaise se tiendra du 4 au 6 avril avec deux spectacles au Théâtre Rialto de la métropole, avant de revenir sur l'emblématique Théâtre National Mohammed V de la capitale ainsi qu’à la Villa des Arts, sous le thème «Le Fado et autres musiques». «L’objectif est de montrer comment ce genre musical a brisé les frontières, en mélangeant des influences de géographies lointaines pour les réorganiser, dans une grammaire propre de rénovation continue»,  précise  Rodrigo Costa Felix, le producteur de l’évènement. Cette édition grâce à une programmation éclectique, tient à mettre en évidence l'interaction permanente du fado avec d'autres genres de musique poétique nationaux et internationaux, le dialogue prolongé avec d'autres musiques traditionnelles portugaises, du Vira do Minho au Cante Alentejano, en passant par la World Music, de la Morna à la musique populaire brésilienne, du jazz à la musique arabe, du Folk à la musique d’intervention. Un voyage magique de deux siècles de permanence et de changement, fait de partage, d’échanges, de croisements et de fascination réciproque du Fado avec d’autres musiques. En guest-star: António Zambuj, l’un des noms les plus importants de la musique portugaise d’aujourd’hui. Accumulant les concerts à guichet fermé tant au Portugal qu’à l’étranger, et les prix internationaux, il s’est construit, album après album, une sonorité et un style uniques, sans peur de mélanger ses influences, entre rythmiques chaloupées et ses orchestrations raffinées. Il sera à Casablanca ce jeudi 4 avril. Autre figure emblématique du fado,  Cuca Roseta. Une belle voix de la nouvelle génération, une «fadista» comme on dit au Portugal. Chanteuse au succès international, elle renouvelle l’art du fado, avec des textes plus joyeux. «Le Fado est très sentimental, très émouvant, très intense et ainsi touche les gens. Le Fado est la musique de l’âme et l’âme nous relie à Dieu».

    Reconnaissance internationale

    Pour Cuca Roseta, «Fado é uma oraçao», le fado est une prière.  La belle cantatrice sera à Casablanca le 5 et à Rabat le 6 avril. Parallèlement aux concerts est prévue une exposition sur  l’âme du Portugal au Maroc, au théâtre Mohammed V. Une exposition photographique de la photographe marocaine Mariem Naciri, qui retrace les concerts organisés lors des deux premiers festivals de fado au Maroc en 2017 et 2018. A la Villa des Arts de la capitale, c’est une exposition qui  propose un regard sur  la vie de Carlos Paredes. Intitulée «Etre avec Paredes», l’exposition raconte le parcours du guitariste mythique, témoignages et bandes son à l’appui. Elle est organisée  par le musée du fado et le département de la culture portugais: EGEAC. 

    Au programme également une conférence  qui reprend le thème du festival: «Le Fado et autres musiques». Elle cherche à  retracer l’histoire du fado en particulier et sa relation avec les autres musiques du monde. Enfin, à la Villa des Arts de Casablanca sera projeté un film documentaire divisé en 17 «mouvements» qui nous révèle, à travers témoignages et musique, un hommage à la vie et au travail du musicien Carlos Paredes. A partir de la deuxième moitié du XXe siècle, le fado a obtenu une reconnaissance internationale, notamment dans la scène de la World Music. La discipline, en tant que chanson urbaine de Lisbonne, symbole identitaire de la ville et du pays, a été inscrite par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’Humanité.

     

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