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    BMCE Bank of Africa: Un plan stratégique de rupture

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5487 Le 03/04/2019 | Partager
    5 milliards de DH pour soutenir le plan de développement 2019-2021
    Toutes les interrogations sur la situation de la banque n'ont pas été levées
    En septembre, le groupe changera de raison sociale pour devenir Bank of Africa
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    Source: BMCE Bank of Africa
     Le résultat net part du groupe a baissé de 10% l'année dernière sous l'effet principalement du décrochage de la contribution des activités au Maroc. A court terme, le groupe va miser sa croissance sur son périmètre actuel (Source: BMCE Bank of Africa)

    Même endroit que d'habitude, avec un format de la conférence de présentation des résultats annuels de BMCE Bank of Africa plus restreint. Autre changement, c'est le PDG lui-même qui a animé toute la conférence en insistant qu'il portait aussi la casquette de représentant de l'actionnaire de référence. Le message que veut faire passer le top management de BMCE Bank of Africa est que l'analyse des performances de l'exercice 2018 ne doit pas se reposer uniquement sur les indicateurs financiers. Il faut, dit-il, regarder toute la décennie. BMCE Bank of Africa a vu son résultat net consolidé baisser de 1,2% à 2,8 milliards de DH. La part qui revient au groupe a diminué de 10% à 1,8 milliard de DH. Au-delà de ces résultats, les annonces du groupe au cours des dernières semaines, notamment le gel des recrutements et les changements dans l'organigramme, ont nourri beaucoup d'interrogations qui n'ont pas été levées. «C'est une pause dans la croissance du groupe, cela ne reflète pas une tendance de fond», a balayé Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général exécutif de BMCE Bank of Africa. 
    Les activités au Maroc ont ralenti la banque. Leur contribution au résultat net part du groupe ont chuté de 29% à 882 millions de DH. Par contre, l'international a généré un résultat en hausse de 20% à 949 millions de DH pour le groupe. 
    BMCE Bank of Africa changera d'appellation en septembre prochain pour Bank of Africa. Une affirmation de l'ancrage africain du groupe, mais surtout, rappelle le président Othman Benjelloun, que «le développement du groupe se fera sur le continent». Le PDG de BMCE Bank of Africa a aussi décliné, en partie, le plan stratégique triennal 2019-2021. Il vise, entre autres, des bénéfices supérieurs à 3 milliards de DH. A court terme, le groupe misera sur une croissance organique. Il va mobiliser plus de 5 milliards de DH pour financer son plan de développement. BMCE Bank of Africa va d'abord solliciter les actionnaires en leur proposant une conversion optionnelle des dividendes 2018 et 2019. En cas de conversion totale de la masse de dividendes au titre de ces deux exercices, le groupe mobilisera près de 2 milliards de DH. Il prévoit aussi une augmentation de capital de 1 milliard de DH en 2019.

    La charge de Benjelloun contre Elalamy

    «Saham est un confrère que nous respectons. Mais, depuis qu'il a cédé l'assurance aux Sud-Africains, les Marocains en général n'ont pas apprécié. Parmi les pays africains, l'Afrique du Sud est le plus associé aux actions du Polisario». Le PDG du groupe BMCE Bank of Africa n'est pas loin de penser que c'est une faute politique. «Les sociétés bancaires, d'assurances, ou industrielles comme l'OCP ou autres appartiennent à tous les Marocains et nous n'avons pas le droit de les vendre à des étrangers. C'est ma position et je la maintiens», assume le patron de BMCE Bank of Africa.

    «Ces levées de fonds permettront au groupe de faire face à un développement organique et un resserrement réglementaire qui pèse sur les fonds propres», a indiqué Othman Benjelloun. Par ailleurs, une augmentation de capital de 2 milliards de DH sera réservée à un institutionnel étranger. Pour l'instant, le management n'a pas voulu divulguer l'identité de ce partenaire. D'ici l'échéance du plan triennal, la banque procédera aussi à une autre augmentation de capital de 1 milliard de DH réservée aux salariés de la maison mère et des filiales au Maroc. Des émissions d'obligations subordonnées viendront compléter le plan de financement du plan stratégique. La mobilisation de capitaux propres durs a également pour objectif de renforcer les ratios prudentiels. Le pilotage des fonds propres a fortement mobilisé la banque en 2018. Cela a permis de maintenir le ratio de solvabilité consolidé à 12,6% et d'améliorer le ratio Tier 1 de 0,3 point à 9,6%. En social, le ratio de solvabilité est passé de 13,7% à 14,6% alors que le Tier 1 s'est établi à 10,2%, en amélioration de 0,7 point. Cette optimisation des fonds propres n'est pas neutre sur la dynamique d'octroi de crédits.

     

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