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    Régions

    Développement de Fès-Meknès: Elalamy promet «d’y penser sérieusement»

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5485 Le 01/04/2019 | Partager
    «Il faut s’imprégner d’un discours positif», insiste -t-il
    Sécurité et syndicalisme relèvent du passé, le présent est autre
    ZI Aïn Cheggag, zone franche, Cotef… parmi les promesses
    moulay-hafid-elalamy-et-badr-tahiri-085.jpg

    Moulay Hafid Elalamy est optimiste pour le développement économique de la région Fès-Meknès. Le ministre RNI de l’Industrie a promis, à Badr Tahiri, président RNI de la CCIS de Fès-Meknès, de concrétiser la réalisation de la ZI d’Aïn Cheggag, une zone franche et la valorisation du Cotef… dans les plus brefs délais. Il a dépoussiéré d’anciens projets dont la région rêve depuis fort longtemps (Ph.YSA)

    Moulay Hafid Elalamy s’est imprégné d’un discours positif, vendredi dernier, à Fès. Le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, qui présidait les premières assises régionales du commerce, de l’industrie et des services de la CCIS Fès-Meknès, a appelé les opérateurs à transmettre des messages positifs sur leur territoire.

    «Il faut être honnête, l’image de Fès était pendant longtemps entachée de problèmes sécuritaires syndicaux… Aujourd’hui, c’est de la vieille histoire. Les multinationales installées dans cette région l’attestent, Yazaki en premier. Elles sont parmi les plus compétitives au niveau mondial», martèle Elalamy.

    De l’avis des opérateurs, ce dernier veut se rattraper après les vives critiques qui ont suivi son dernier déplacement le 15 mars, à l’occasion d’une rencontre régionale sur l’emploi et la formation professionnelle (cf. L’Economiste N° 5476 du 19/03/2019)

    Organisées par la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS de Fès-Meknès), les assises, de ce 29 mars, étaient l’occasion d'esquisser les opportunités d’investissement dans les différents secteurs. «Elles ont été précédées par des ateliers sur le commerce, l’industrie et les services dont les recommandations sont restituées ce vendredi», indique Badr Tahiri, président (RNI) de la CCIS Fès-Meknès.

    «Moulay Hafid Elalamy veut travailler sur des dossiers concrets pas des doléances «politisées»», confie Hamza Benabdallah, trésorier (RNI) de la CCIS. Et d’ajouter: «Pour que la région puisse décoller, il faut opter pour une valorisation réelle du foncier industriel et le retirer des mains des spéculateurs». Pour y parvenir, l’intervention des autorités locales et élues reste de mise. Celle du département de l’Industrie aussi.

    «Notons que de tous ceux qui l’ont précédé, Elalamy a le plus défendu les intérêts de la région en débloquant les projets du parc des expositions, du Cotef, de la mise à niveau de la zone industrielle de Bensouda, et du parc industriel d’Aïn Cheggag», témoigne le jeune élu de la CCIS.

    Ainsi, pour le parc des expositions de Fès, à titre d’exemple, toutes les autorisations sont signées et le lancement du chantier est imminent. S’agissant du Cotef, qui est une propriété des Domaines de l’Etat, le projet de sa transformation en zone industrielle (ZI) est à l’étude. En revanche, la mise à niveau de la ZI de Bensouda ainsi que le projet du parc industriel d’Aïn Cheggag connaissent des difficultés, «faute de partenaires solvables». 

    En effet, «le ministère de l’Industrie a déjà débloqué les 14 millions de DH pour la réhabilitation de la ZI de Bensouda. Or, la Commune de Fès n’a toujours pas honoré sa participation (3 millions de DH)», déplore Benabdallah. «Pourtant, cette opération vise à la réfection des voiries et de l’éclairage public de la ZI qui est du ressort de la mairie», poursuit-il.

    Par ailleurs, le ministère de l’Industrie a consacré 100 millions de DH pour le parc industriel d’Aïn Cheggag. Toutefois, l’Intérieur se serait rétracté par rapport à sa participation de 30 millions de DH. Et en l’absence de l’appui du département d’Abdelouafi Laftit, «le prix du mètre carré devrait passer de 250 à 500 DH. Ce qui rend le foncier industriel cher», regrette Benabdallah. «Mais, pas de craintes, il y a une bonne volonté pour débloquer la situation dans les plus brefs délais», conclut-il.

    Le ministre félicite les Chambres de commerce

    «Plus de 400 millions de DH sont accordés aux Chambres de commerce du Royaume. Celles-ci sont dotées désormais de compétences et d’expertises professionnelles, et pourraient aspirer à la gestion des parcs industriels», témoigne Elalamy. Selon lui, le ministère a opté pour une démarche participative avec les CCIS afin d’introduire leurs recommandations dans la stratégie nationale du commerce, lors des assises du commerce et de la fiscalité. D’autre part, le ministre a promis d’appuyer davantage les projets de la région selon ses priorités. La réalisation de la ZI d’Aïn Cheggag, la valorisation du Cotef (textile), ainsi que l’aménagement d’une zone franche, sont de mise. «Grâce à la disponibilité d’une main-d’œuvre de qualité, la région connaît une réelle dynamique et nous sommes là pour vous appuyer… Nous travaillons sérieusement sur la couverture médicale des commerçants, le financement, la digitalisation et la formation professionnelle», estime le ministre.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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