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    Politique

    Le PPS prêt à sortir du gouvernement

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5479 Le 22/03/2019 | Partager
    Son patron en est personnellement convaincu
    Restent les instances du parti
    Nabila Mounib veut rassembler la gauche dispersée
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    Nabil Benabdallah veut convaincre Nabila Mounib de la nécessité de lancer la bataille des idées pour reconquérir les citoyens avant de pouvoir les mobiliser (Ph. Bziouat)

    La religion de Nabil Benabdallah est faite: le secrétaire général du PPS considère que les conditions pour mener des réformes de l’intérieur du gouvernement ne sont pas réunies. A titre personnel, il pense qu’il n’y a pas lieu d’y rester, mais le parti a ses instances.

    Il n’en demeure pas moins qu’à la moindre crasse, comme celle du limogeage de Charafat Afailal, le PPS plie bagages et quitte la majorité. C’est le message qui est ressorti de la conférence organisée à Salé par la Fondation Fqui Tétouani, avec Nabila Mounib, secrétaire générale de la Gauche socialiste unifiée (GSU) et Nabil Benabdallah.

    Au cours de cette rencontre, il a été question du sempiternel rassemblement de la gauche aujourd’hui dispersée. Si Nabila Mounib propose de recomposer et de fédérer ses différentes composantes autour d’un projet de société, elle exige néanmoins de procéder à une autocritique.

    Par cette pique, elle visait le patron du PPS qui s’était allié au PJD pour entrer au gouvernement. Celui-ci n’est pas d’accord avec la démarche. Selon lui, le plus important est de trouver les points communs pour que le projet démocratique avance, tout en conservant l’indépendance de la décision politique de chacun.

    Mais il est exclu d’exiger «une quelconque autocritique de qui que ce soit, en raison de la trajectoire propre de chaque parti». En réponse à Nabila Mounib qui évoquait le gouvernement d’alternance et les reculades enregistrées par des partis de gauche, il a rappelé que beaucoup de choses ont changé depuis 1998 au point que les voix de la gauche ne portaient plus.

    Pour les réanimer, il faudra rallumer la flamme de la gauche. C’est à ce prix seulement qu’on pourra prétendre mobiliser la rue. Un long chemin nous attend, ajoute l’ancien ministre. La recette consiste à se lancer dans le combat des idées, des libertés, du projet de société,… «Sur ces points, nous avons reculé. Avant la gauche produisait des idées. Aujourd’hui, elle n’est plus féconde», a-t-il affirmé.

    Le réquisitoire de Nabil Benabdallah interpelle sur la meilleure position à prendre pour relever ces défis. Dans ce sillage, Nabila Mounib reproche à des partis de gauche d’avoir raté des rendez-vous en décidant de ne pas accompagner les contestations sociales à l’instar du Hirak du Rif, du mouvement du 20 février,… «Qu’a-t-on fait pour les aider», s’est interrogée la secrétaire générale de la GSU.

    Les prochaines élections étaient également au menu. Nabila Mounib réclame la constitution d’une commission nationale chargée d’organiser les élections. Sur ce point, Nabil Benabdallah est beaucoup plus nuancé. Par principe, le gouvernement organise ce processus mais en pratique c’est le ministère de l’Intérieur qui s’en charge.

    En plus, «la commission nationale des élections va regrouper une trentaine de spécialistes, des représentations régionales mais au niveau des bureaux de vote, qui fera le boulot? s’est-il demandé. Pour lui,  «si les prochaines élections sont similaires à celles de 2016, non. Nous avons payé le prix et nous n’avons pas récolté les voix que nous méritions», a-t-il indiqué en substance.

    Les enseignants contractuels se sont invités au débat. Nabila Mounib est catégorique: Des instances financières internationales recommandent au Maroc de surveiller le niveau de la masse salariale. Mais pour avoir un enseignement de qualité, il est impératif d’intégrer ces enseignants dans la fonction publique.

    Le patron du PPS voit les choses autrement. Selon lui, la Fonction publique est parfois un obstacle au développement. Dans cette affaire, l’essentiel est que les contractuels dispensent un enseignement de qualité et l’Etat cherche la meilleure façon de les prendre en charge.

    L’article 47 en question

    Sur la réforme de l’article 47 de la Constitution, Nabil Benabdallah a tiré la sonnette d’alarme sur «le danger de réviser une disposition constitutionnelle pour écarter de la course un parti qui arrive en tête», le PJD en l’occurrence. «C’est jouer avec le feu que de se lancer dans cette aventure. Car si demain, cette formation qui veut changer la Constitution, arrive en tête des élections, que faire alors», s’interroge l’ancien ministre. Ce débat a été intense au moment du blocage politique lorsque Abdelilah Benkirane n’est pas arrivé à former son gouvernement. Rappelons que l’article 47 de la Constitution stipule que «le Roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des représentants et au vu des résultats».

    M.C.

     

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