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    «Gilets jaunes»: L’exécutif à l’heure des comptes

    Par L'Economiste | Edition N°:5476 Le 19/03/2019 | Partager
    Emmanuel Macron tenté par une réponse sécuritaire
    Les dégâts se chiffrent à 170 millions d'euros depuis novembre

    «Comment arrêter ça?» «Insupportable!», «L'impasse»... Les titres de la presse française résument l'exaspération après les nouvelles scènes de violences et pillages ayant marqué la 18e manifestation des «gilets jaunes».

    Sous le feu des critiques, le président français Emmanuel Macron entend apporter des réponses sécuritaires. Il estime «que la seule réponse possible est celle de la sécurité», a confié un proche du président. Ceci après une réunion, hier lundi 18 mars, au palais présidentiel de l'Elysée avec les trois ministres chargés de l'Intérieur et de la Justice Christophe Castaner, Laurent Nunez et Nicole Belloubet. A l’heure où nous mettions sous presse, le Premier ministre Edouard Philippe devait présenter les réponses de l'exécutif face aux dysfonctionnements.

    Un total de 5.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés samedi dernier, mais certains plaident pour une réponse encore plus musclée. L'opposition de droite va jusqu'à réclamer l'interdiction de manifestations de «gilets jaunes» dans toute la France. Elle a d’ailleurs directement accusé Macron et Castaner d'avoir sous-estimé la violence et de ne pas avoir apporté de réponse à la hauteur de la crise.

    L'exécutif doit également faire face aux inquiétudes des commerçants et entrepreneurs touchés par les violences. Les conséquences économiques seront exposées mardi 19 mars devant le sénat. Une centaine de commerces ont été vandalisés samedi, selon la chambre de commerce de la région parisienne.

    Selon la Fédération française de l'assurance (FFA), les dégâts liés aux manifestations se chiffrent à 170 millions d'euros depuis novembre (un chiffre qui ne prend pas en compte les dégradations du week-end dernier).

    Ce nouveau rebondissement dans la contestation survient alors que le gouvernement espérait sortir de la crise, née il y a quatre mois d'un immense ras-le-bol social et fiscal, avec le grand débat national. Celui-ci a vu se multiplier les réunions locales en France (plus de 10.000) et les contributions des citoyens sur un site internet dédié.

    Fiscalité, pouvoir d'achat, retraites, éducation, santé, transition écologique… de multiples thèmes ont été abordés pendant ce débat, achevé officiellement vendredi 15 mars. Le gouvernement s'est donné jusqu'à la mi-avril pour décider ce qu'il compte faire des très nombreuses propositions qui ont émergé.

    F. Z. T. avec agences

     

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