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    Politique

    PAM: Benchamach dans une nouvelle tempête

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5475 Le 18/03/2019 | Partager
    Les raisons d’une vraie-fausse démission du SG du parti
    Après une accalmie de courte durée, les tensions reprennent
    Des rencontres régionales du parti pour reprendre la main

    Partira, partira pas ? Au lendemain d’une réunion houleuse du bureau politique du PAM où il a jeté l’éponge avant de claquer la porte, Hakim Benchamach s’est finalement rétracté. Il a démenti l’information qui avait circulé la veille, en la qualifiant de rumeur. Concrètement, le secrétaire général du PAM a été pris à partie au cours de la réunion du BP de jeudi soir. On lui a reproché la signature de l’accord du 5 janvier dernier avec ses adversaires dans le parti.

    En effet, le BP, le bureau fédéral et le secrétariat général du conseil national ont convenu de confier le poste de secrétaire général adjoint du parti à Ahmed Akhchichène, qu’il avait sanctionné quelques semaines auparavant et la présidence du bureau fédéral à Mohamed El Hammouti, député de la région d’Al Hoceima.

    Ce package a été complété par la convocation  d’un congrès extraordinaire pour octobre prochain. Quant à Abdellatif Ouahbi, on lui aurait promis un autre poste que celui de chef du groupe parlementaire du PAM. Il veut siéger au bureau de la Chambre des représentants, en tant que vice-président lors du renouvellement de cette institution au début de la session du printemps.

    Il semble que le feu s’est déclaré après que Larbi Mharchi, responsable de l’instance des élus du PAM, ait remis en cause l’accord du 5 janvier. Selon des responsables du Conseil national, le courant de Benchamach refuse d’appliquer les décisions politiques. Motif: elles n’engagent que le secrétaire général et elles sont destinées à satisfaire les attentes d’une minorité.

    Autrement, ce courant veut pousser Hakim Benchamach à annuler les décisions prises dans le cadre de cet accord. Alors qu’il croyait avoir définitivement enterré les dissensions internes, il a pris conscience que le feu continuait de couver encore. D’autant que les hostilités étaient lancées par ses proches. Voyant la tournure que prenaient les évènements, Hakim Benchamach s’est emporté en quittant la réunion.

    L’assitance n’a retenu que la formule qui a fait tilt: «si c’est comme ça, il vaut mieux démissionner». Mais, en réalité, il n’a pas déposé de démission écrite, précise une source proche de lui. D’ailleurs, il ne compte pas le faire puisqu’il considère que «les débats au sein des instances sont le signe de la bonne santé d’une formation politique».

    En tout cas, une situation explosive qui a sorti de sa réserve légendaire l’ancien secrétaire général du parti, Mohamed cheikh Billadillah. Son intervention visait à attirer l’attention sur deux points essentiels. D’abord, il s’agit d’éviter de tomber dans des débats stériles, surtout dans un contexte particulièrement marqué par une tension géopolitique régionale et internationale.

    Ensuite, l’ancien ministre de la Santé a demandé d’observer les textes qui régissent le parti, notamment son règlement intérieur. Pour un membre fondateur,  «cette sortie n’est pas fortuite d’autant que le poste de secrétaire général adjoint n’existe pas dans les statuts du PAM».

    En tout cas, le lendemain de la réunion, Hakim Benchamach a zappé cette séquence. En effet, il a présidé une rencontre régionale à Marrakech samedi dernier. Auparavant, il avait supervisé une première réunion à Rabat et une 2e à Casablanca.

    L’objectif est de boucler le programme arrêté comprenant les 12 régions avant le 15 avril prochain. Des rencontres destinées à communiquer avec les militants pour les mobiliser sur les objectifs et les défis de la préparation des congrès régionaux.

    Toutes devront préparer la tenue du 4e congrès national, initialement prévu pour janvier 2020 et qui a été avancé pour octobre de cette année. D’ailleurs, la prochaine session du conseil national du PAM aura lieu en avril prochain. Ce parlement du parti décidera de la date exacte de la tenue du congrès et de la constitution de la commission préparatoire.

    Cette étape connaîtra des rebondissements puisque des dirigeants comptent inscrire à l’ordre du jour du conseil national un point portant sur l’élection du président de cette instance. Pour eux, Fatima Zahra Mansouri devait quitter cette instance dans le sillage de la démission d’Ilyas El Omari, ancien secrétaire général du PAM.

    Ces dirigeants lui reprochent son absence de la scène politique. Pour combler ce vide, ils proposeront le nom de Jamal Chichaoui pour la remplacer à la tête du conseil national. Politiquement, cet architecte de métier, qui a été aux avant postes de la création du PAM, dispose d’atouts pour enclencher la réorganisation du parti.

    Procès des journalistes: verdict ce mercredi

    Le verdict du Tribunal de première instance de Rabat contre quatre journalistes et un parlementaire, tombera ce mercredi 20 mars. A l’origine de la plainte, Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers. Les journalistes sont poursuivis pour avoir publié des informations vraies au sujet de la commission d’enquête parlementaire sur la CMR, caisse des retraites des fonctionnaires. Si les juges suivent le réquisitoire du procureur général, les accusés risquent la peine de prison ferme. En effet, il avait demandé l’application de l’article 14 de la loi organique relative aux commissions d’enquête parlementaire qui punit de 1 à 5 ans de prison et une amende de 1.000 à 10.000 DH quiconque a publié des informations relatives au travail de la commission d’enquête. La sanction est doublée en cas de publication  des contenus des déclarations des personnes auditées. Cette affaire ne suscite pas l’unanimité au sein du bureau politique et des dirigeants du PAM qui sont contre l’initiative de leur secrétaire général Hakim Benchamach de poursuivre en justice des journalistes.

    M.C.

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