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    Economie

    L’export, une formidable machine de création d’emplois si...

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5475 Le 18/03/2019 | Partager
    Une hausse de 1 milliard de DH générerait 16.000 postes
    Le Maroc détient un avantage comparatif sur une centaine de produits
    Une étude du Policy Center for The New South
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    Pour atteindre ce niveau de créations d’emplois, les exportations devraient augmenter de 1 milliard de DH par secteur

    Et si le commerce international devenait une option pour créer des emplois? La question a été la thématique centrale de la participation du Policy Center for The New South (ex- OCP Policy Center) lors de la 25e édition de la conférence annuelle du Forum de la recherche économique, organisé du 11 au 13 mars au Koweit.

    L’étude a été présentée par ses auteurs Aomar Ibourk et Tayeb Ghazi. Le travail avait pour objectif de mesurer l’impact du commerce international sur le marché de l’emploi au Maroc.

    Une contribution qui intervient à un moment où le Souverain a interpellé le gouvernement au sujet du modèle de développement qui a montré ses limites en matière de réduction de chômage dans les rangs des jeunes et des diplômés. Le challenge est de développer un modèle économique, générateur de plus de croissance, avec un fort contenu en emplois.

    Les conclusions de l’étude du tandem Ibourk et Ghazi démontrent qu’il y a un impact positif du commerce international sur le taux de chômage, particulièrement dans l’industrie. Ainsi, selon les chercheurs, pour chaque milliard de DH, il se crée 13.800 emplois dans les secteurs du textile et du cuir. Au niveau de l’agroalimentaire et de l’automobile, la hausse des exportations de 1 milliard de DH pourrait générer respectivement 12.000 et 5.000 emplois.

    Pour effectuer leur étude, les deux chercheurs se sont appuyés sur la matrice Leontief. Le prix Nobel américain, d’origine russe, avait réalisé des travaux de modélisation mathématique sur les échanges interindustriels. Le concept consiste à déterminer, au niveau d’un tissu d’industries inter-reliées, la production minimum pour répondre exactement à la demande sachant que la production nécessite la consommation de biens, énergie, matériaux. Pour répondre à cette question, l’économiste américain avait divisé l’économie en secteurs et développé une méthode d’analyse au moyen de compilations statistiques.

    L’approche inverse de Leontief, couplée avec la matrice Input-Output du Haut-commissariat au Plan (chiffres de 2015), a permis aux auteurs de l’étude d’identifier un avantage compétitif pour le Maroc concernant 15 produits de l’industrie agroalimentaire et du tabac et 12 autres émanant des industries chimiques et similaires.

    Le Maroc détient un autre avantage comparatif au niveau de 61 produits relevant de l’industrie du textile et du cuir et 21 autres dans le domaine de l’industrie mécanique, métallurgique et électrique. Le gouvernement devrait donc se concentrer sur ces gisements d’emplois pour développer une politique publique dédiée.

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    Les auteurs de l’étude commanditée par Policy Center for The New South supposent que les exportations et les importations enregistrent une hausse simultanée de10%. Le calcul intègre le maintien des salaires, des prix et des mêmes niveaux de productivité

    A l’inverse, l’augmentation de l’export dans d’autres secteurs s’avère moins génératrice d’emplois. Ainsi, une hausse des exportations de 1 milliard de DH dans le secteur de l’électricité et de l’eau ne permettrait de créer que 1.693 emplois. Peu d’effet également sur l’industrie du raffinage de pétrole et autres produits de l’énergie, où seulement 1.703 emplois pourraient être générés.

    Les auteurs de l’étude ont considéré l’éventualité d’un choc exogène en termes de hausse simultanée des exportations d’un milliard de DH dans chaque secteur. Si ce scénario se réalisait, ce sont les secteurs du commerce et de la réparation qui pourraient enregistrer le plus de créations d’emplois, soit 25.256 emplois.

    C’est le secteur du textile qui viendrait en deuxième position. Les auteurs de l’étude s’expliquent cette situation par l’existence de liens forts entre le secteur du commerce et réparation avec le reste des secteurs, textile et cuir compris, et ce malgré l’intensité du travail soit supérieur dans ce dernier.

    Petit bémol tout de même: le contenu des filières identifiées comme porteuses d’emplois en termes d’innovations et de contenu technologique reste faible. Dans le cas, par exemple, du textile, l’industrie reste dominée par le travail à la minute. Ce qui ne nécessite pas beaucoup d’expertise et ne contribue pas au relèvement du niveau d’industrialisation.

    Hassan EL ARIF

     

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