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    Gestion des déchets: Un potentiel sous-exploité

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5471 Le 12/03/2019 | Partager
    Une nouvelle stratégie de valorisation lancée hier
    Sur un gisement de 1,4 million de tonnes, seules 340.000 tonnes ont été recyclées
    Objectif: restructuration des filières et intégration de l’informel

    Au moment où les collectivités locales semblent dépassées par les problèmes de gestion des ordures, le gouvernement vient de lancer une nouvelle stratégie de valorisation des déchets, présentée hier à Rabat.

    Aujourd’hui, «la quantité potentiellement recyclable des déchets ménagers et assimilés est estimée à 1,4 million de tonnes, dont la part réellement recyclée n’est que de 340.000 tonnes, soit seulement 6%», a fait savoir Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat en charge de l’Environnement et du Développement durable.

    De leur côté, «les déchets générés par les activités économiques, présentent un potentiel de 1,7 million de tonnes, dont la part recyclée n’est que de 641.000 tonnes», a-t-elle ajouté. Une étude a permis de dresser l’état des lieux de la répartition des déchets sur l’ensemble du territoire, en vue d’identifier les potentialités régionales, de favoriser le développement des filières et leur valorisation et d’en faire profiter les collectivités territoriales, est-il indiqué.

    Plusieurs filières ont été identifiées, notamment les plastiques issus des déchets ménagers, les batteries usagées, les déchets électriques et électroniques, les huiles usées, les pneus usagés, les huiles alimentaires utilisées, le carton, les déchets de construction… Pour l’instant, cette activité reste fortement dominée par l’informel. La nouvelle stratégie ambitionne de remettre de l’ordre dans ce secteur.

    «Le développement et la restructuration de ces filières permettront de créer des opportunités en termes d’investissement et d’emploi, ainsi que l’intégration et le développement des opérateurs du circuit informel». Cela devra passer par l’intégration des employés de ces filières, favorisant l’amélioration de leurs conditions de travail, est-il indiqué.

    Un mémorandum a été adressé au gouvernement précédent par la Coalition pour la valorisation des déchets (Coval). Ce document avait mis l’accent sur le potentiel de ce secteur, notamment «la création de 25.000 emplois, des opportunités d’investissement de 1,6 milliard de DH et des économies de 30 millions de tonnes de CO2», a fait savoir son président, Mohamed Chaibi.

    La nouvelle stratégie, quant à elle, ambitionne de «contribuer à la réduction du coût de dégradation de l’environnement lié à la gestion des déchets, évalué à 3,7 milliards de DH, soit 0,4% du PIB». Le gisement total des déchets au niveau national, estimé à 26,8 millions de tonnes en 2015, devra atteindre 39 millions de tonnes en 2030. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les différents axes de cette stratégie.

    Parmi les premiers chantiers prévus: le renforcement du cadre législatif et réglementaire portant sur la valorisation des déchets. Il s’agit notamment d’introduire des prescriptions techniques relatives aux technologies de traitement et de valorisation des déchets, parallèlement à la mise en place d’un système d’autorisation des entreprises oeuvrant dans le recyclage.

    Le nouveau plan d’action met également l’accent sur l’importance de mobiliser les financements, notamment à travers le déploiement d’écotaxes, de redevances et de contributions dédiées à la gestion durable des filières.

    Un appui sera dédié aux collectivités territoriales pour assurer le tri sélectif des déchets, parallèlement au renforcement du recours aux partenariats public privé dans ce domaine. D’autres mesures sont également prévues, notamment en matière de réduction des déchets, via la promotion de l’écoconception des produits, pour limiter le recours aux emballages.

    Le gisement des déchets en chiffres

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    • 26,8 millions de tonnes est le gisement total des déchets en 2015
    • 39 millions de tonnes est le potentiel de déchets prévu en 2030
    • 5,9 millions de tonnes de production en déchets ménagers et assimilés en milieu urbain
    • 1,6 million de tonnes de production en déchets ménagers et assimilés en milieu rural
    • 5,4 millions de tonnes de production en déchets industriels

    Convention

    Le lancement de la stratégie de valorisation des déchets a été marqué par la signature d’une première convention avec les professionnels. Elle concerne la mise en place d’une filière de valorisation écologique des déchets d’équipements électriques, électroniques, informatiques et de télécommunication. Cet accord devra favoriser la structuration des opérateurs et l’intégration du secteur informel, notamment à travers l’encouragement de la création de TPE et de PME. Des contrôles périodiques devront être menés auprès des opérateurs de la collecte et valorisation, afin de vérifier le respect du cahier des charges et de la réglementation en vigueur.

    M.A.M.

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