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    Bouteflika sur le chemin du retour

    Par L'Economiste | Edition N°:5470 Le 11/03/2019 | Partager
    Marée humaine dans les grandes villes
    Printemps arabe, vent de liberté… grande aspiration au changement
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    En 1960, 2 ans avant l’Indépendance, le PIB était de 2,4 milliards de dollars, sans exportation de pétrole. Pendant les années de guerre civile, où le prix du baril -référence pour le gaz-  stagnait entre 30 et 50 dollars, le PIB algérien baisse de 10 milliards de dollars par an (la seule différence de recettes annuelles dépassait largement les budgets de l’Etat marocain à la même époque).  Quand Abdelaziz Bouteflika arrive au pouvoir, le pétrole est en train de remonter. Il atteindra des sommets en 2014 où le PIB dépasse les 213 milliards de dollars courants. Puis Alger perd  plus de 50 milliards de dollars en deux ans, soit le quart de ses moyens !. D’où les mécontentements, puisque le système politique algérien est avant tout une redistribution de rente.
    Par comparaison le Maroc a un PIB de 110 milliards de dollars en 2014, soit deux fois moins qu’Alger, contre 39 à  la fin des années 1990, et tout juste 2 milliards de dollars en 1960 (comme en Algérie)

    Abdelaziz Bouteflika de retour au pays? Un avion du gouvernement algérien, qui avait transporté le président en Suisse pour s’y faire soigner voilà deux semaines, était de retour hier dimanche à Genève. A l’heure où nous mettions sous presse, le gouvernement algérien n’a pas fait connaître la raison de ce vol, qui pourrait permettre le rapatriement du président.

    Depuis le 22 février, des manifestations se succèdent en Algérie (et partout dans le monde) pour lui demander de renoncer à briguer un cinquième mandat à l’élection présidentielle du 18 avril. Celles de vendredi 8 mars ont été historiques. La presse étrangère (et notamment algérienne) qui consacre de nombreuses pages à cette mobilisation, mentionne qu’Alger a eu enfin son printemps arabe. Elle évoque aussi un vent de liberté qui souffle sur le pays et n’est pas près de s’arrêter…

    Défiant les mises en garde sur les risques de chaos lancées par le chef de l’Etat, la foule a défilé en arborant de grands drapeaux algériens rouge, vert et blanc. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants qui tentaient de forcer un cordon de police bloquant l’accès à une artère remontant vers la présidence de la République, selon une journaliste de l’AFP. Des heurts ont opposé des policiers à de petits groupes de jeunes. Plusieurs personnes ont été arrêtées, soupçonné de saccage et de vandalisme.

    Vendredi, l’homme d’affaires controversé Rachid Nekkaz, qui voulait se présenter à l’élection présidentielle, a été arrêté par la police suisse en tentant de pénétrer dans l’hôpital genevois où est soigné Bouteflika. Il sera déféré au Parquet suisse pour violation de domicile. Face aux grèves et manifestations dans les universités algériennes, le gouvernement a décidé d’avancer les vacances et de les rallonger, forçant ainsi de nombreux étudiants à quitter les campus.

    F. Z. T. avec agences

     

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