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    International

    La rue se lève contre Bouteflika

    Par L'Economiste | Edition N°:5466 Le 05/03/2019 | Partager
    Les Algériens manifestent contre son 5e mandat
    Le Conseil constitutionnel doit statuer avant le 14 mars
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    Plusieurs  personnes ont manifesté en Algérie pour protester contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle pour un 5e mandat qu’il s’est engagé à abréger (Ph. AFP)

    «Non au 5e mandat», «Bouteflika dégage», «Algérie libre et démocratique!»… les slogans résonnent dans les rues d’Alger. De nombreux Algériens étaient en colère, au lendemain de l’officialisation de la candidature à un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

    Présentés dans une lettre après le dépôt de sa candidature, les engagements de Bouteflika n’ont pas semblé réussir à calmer la contestation. «J’ai écouté et entendu le cri du cœur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui m’ont interpellé sur l’avenir de notre patrie…», assure-t-il dans cette lettre.

    Bouteflika y mentionne aussi que, s’il est réélu, il organisera «une élection présidentielle anticipée à laquelle il ne sera pas candidat». La date de cette élection sera fixée par une conférence nationale mise en place après le scrutin et chargée de préparer des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales devant déboucher sur un nouveau système. Bouteflika annonce aussi la rédaction d’une nouvelle Constitution, consacrant «la naissance d’une nouvelle République» et qui sera soumise à référendum.

    Handicapé par les séquelles d’un AVC dont il a été victime en 2013, qui l’a laissé aphasique et largement paralysé (comme le montrent de nombreuses images), Bouteflika devrait, sauf grande surprise, voir sa candidature validée par le Conseil constitutionnel.

    Largement composé de fidèles du chef de l’Etat, le Conseil doit statuer avant le 14 mars, alors que le retour en Algérie de Bouteflika, hospitalisé en Suisse il y a plus d’une semaine pour des examens médicaux périodiques, n’a toujours pas été annoncé. La presse indépendante, parue hier lundi, affichait elle aussi sa colère. A Paris, le Quai d’Orsay a dit avoir «pris note de la candidature du président Bouteflika».

    «Nous souhaitons que l’élection présidentielle se déroule dans de bonnes conditions. C’est au peuple algérien qu’il appartient de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir», a déclaré une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères lors d’un point presse. Des milliers de manifestants se sont également rassemblés dimanche en France.

    Au total, 20 dossiers de candidature ont été déposés dans les délais, a indiqué l’agence de presse officielle APS, sans donner de noms. Mais aucun candidat de poids ne devrait y figurer, les principaux adversaires politiques de Bouteflika ayant déclaré forfait…

    F. Z. T. avec AFP

     

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