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    Economie

    Balance commerciale: Un démarrage déprimant

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5466 Le 05/03/2019 | Partager
    Le déficit se creuse de 19,9% à fin janvier
    45% du chiffre d'affaires export de l'automobile provient de la construction
    Les achats d'équipement, de demi-produits et de produits finis en hausse
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    Le câblage et la construction représentent respectivement 39,2% et  45,3% du chiffre d'affaires export de l'automobile. L'intérieur véhicules et sièges est à 9,5%, une part restée stable comparativement à janvier 2018

    L'année démarre sous tension: un déficit commercial de 8,8 milliards de DH en hausse de 19,9% à fin janvier et baisse du taux de couverture. Le déficit commercial est devenu structurel puisque les exportations même si elles augmentent n'arrivent pas à couvrir les importations. Les ventes à l'étranger (biens et services) ont évolué de 0,5% à 34,3 milliards de DH et l'import de 3,9% à 43,2 milliards de DH.

    Les statistiques de l'Office des changes, qui a adopté une nouvelle approche d'évaluation basée sur les écosystèmes, relèvent encore une fois une structure des échanges quasi inchangée. D'une part l'automobile, les phosphates et dérivés ainsi que l'agriculture et agroalimentaire qui représentent les deux tiers du chiffre d'affaires à l'export des biens, et d'autre part les importations sont concentrées sur les achats des biens d'équipement, les demi-produits ainsi que les produits énergétiques.

    A l'exception de l'industrie pharmaceutique, tous les secteurs ont enregistré une hausse de leurs ventes. Les phosphates et dérivés sont sur une progression de +23% tirée par l'accroissement des exportations de l'acide phosphorique et des engrais chimiques (voir infra).

    En revanche, les ventes des phosphates reculent: 477 millions de DH à fin janvier contre 547 millions l'année dernière. Cette légère baisse n'a pas eu d'impact sur la part de ce secteur dans le total des exportations: 14,3% contre 12,3% à fin janvier 2018. L'automobile qui représente 30% des exportations du pays est sur une évolution de 1,9%. Elle est tirée par le câblage qui a progressé de 1,6% à 2,7 milliards de DH.

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    Les ventes des phosphates et dérivés sont en hausse de 23%. Elles sont particulièrement tirées par les engrais naturels et chimiques ainsi que par l'acide phosphorique

    La construction automobile a quasi stagné avec un chiffre d'affaires de 3,2 milliards de DH mais elle représente la part la plus importante, 45,3%, des exportations du secteur automobile. Les ventes enregistrées par l'activité «intérieur véhicules et sièges» ont pris 1,5% s'établissant à 674 millions de DH.

    Le textile, secteur où les négociations en cours avec l’Union européenne pour la réforme des règles d’origine permettraient de booster la compétitivité sur l’Europe (cf. L'Economiste  N°5445 du 04/02/2019), a assuré 2,9 milliards de DH à l'export. Les vêtements confectionnés et les articles de bonneterie se portent relativement bien alors que les exportations des chaussures ont reculé de 16,3%. 

    Les importations restent marquées par une part croissante des achats des biens d'équipement et de demi-produits (47,3% contre 47,1% en 2018). Cela signifie que la machine de production  tourne avec néanmoins des interrogations sur la part des importations dans les exportations.

    La facture des biens d'équipement s'élève à 9,6 milliards de DH en accroissement de 3%. Elle regroupe les avions et autres véhicules, les chaudières turbines et leurs parties ainsi que les voitures utilitaires. Les achats de demi-produits sont concentrés notamment sur les fils, barres et profilés en fer ou en acier ainsi que les matières plastiques.

    Les produits bruts ainsi que les produits finis de consommation sont également sur des niveaux d'accroissement importants. Ces deux groupes représentent le quart des importations du mois de janvier. La facture énergétique marque pour l'instant le pas (-5,4%) s'établissant à 5,8 milliards de DH.

    Khadija MASMOUDI

     

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