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    Régions

    Rabat veut mettre de l’ordre dans ses souks

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5460 Le 25/02/2019 | Partager
    L'autorisation d’occupation des locaux est arrivée à terme en 2017
    La quasi-majorité des boutiques ont été relouées par les bénéficiaires
    Plus de 8.000 DH/mois de loyer, alors que la redevance à la commune est de 250 DH

    Contrairement aux sessions précédentes du conseil de la ville de Rabat, celle de février était fructueuse, ce qui a permis d’examiner et d’adopter une grande partie des 49 points de l’ordre du jour. Ainsi, le bureau conduit par le PJD, a pu faire adopter son plan d’action 2018-2023 en dépit du vote négatif de l’opposition.

    Les élus se sont également penchés sur l'épineux dossier des souks et des marchés communaux. Il s’agit de 14 sites situés dans les différents quartiers de la capitale comme le marché central au centre de la ville, celui du campus d’Al Irfane, le marché de gros des légumes et des fruits, le souk des céréales et légumineuses. «Notre objectif est de régulariser la situation juridique de ces 14 marchés communaux qui abritent 1.047 exploitants», précise Houcine Kerroumi, chargé de ce dossier.

    Cette régularisation s’impose en urgence, eu égard aux irrégularités de ces marchés dont l’exploitation est conditionnée par une autorisation accordée par le président de la commune. «Premier constat, l’occupation de ces locaux est illégale du fait que la date des autorisations est arrivée à terme en 2017», avance une source proche du dossier.

    Il a été constaté que l’occupation de ces marchés s'effectuait comme s'il s'agissait du domaine privé de la commune, alors qu’il s'agit du domaine public. Ce statut interdit la location ou cessation à d’autres personnes, car les autorisations accordées portent en principe sur une occupation temporaire avec une durée déterminée.

    Ce qui n’est pas le cas dans la réalité pour l’écrasante majorité des 1.047 locaux dont les occupants actuels ne sont pas les bénéficiaires de l’autorisation d’exploitation. «Cette situation a permis à certains bénéficiaires de s’enrichir au détriment des biens de la commune», pointent des élus lors de l’examen de ce dossier.

    «Prenons l’exemple du marché du campus d’Al Irfane. Certains locaux sont loués actuellement à plus de 8.000 DH par mois alors que la redevance réglée à la commune ne dépasse pas 250 DH, avec en sus un pas de porte», indique un conseiller proche du dossier. Le même constat est valable pour les locaux du marché central situé au centre-ville.

    Pour l’année 2018, le montant total des redevances encaissé par la commune avoisine 800.000 DH, confie notre source. Les élus de l’opposition (PAM et FGD) ont réclamé le traitement de ce dossier avec une grande transparence en commençant par la publication de la liste des occupants car, on avance que quelques élus figureraient aussi parmi les bénéficiaires.

    Nouvelle approche

    Pour la régularisation juridique de ces marchés, le conseil a décidé la création d’une commission technique pour préparer une vision qui va fixer les conditions d’octroi des autorisations d’occupation temporaires des 1.047 locaux. Les nouvelles autorisations vont concerner les personnes qui exercent actuellement leur activité au sein de ces locaux et non les ex-bénéficiaires des décisions d’occupation. Les redevances d’occupation seront revues en fonction de l’emplacement de chaque marché.

    Noureddine EL AISSI

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