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    Culture

    Clôture du SIEL: Retour à la case départ

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5457 Le 20/02/2019 | Partager
    Un secteur toujours sous perfusion
    Un record d’affluence, mais…
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    Les écoliers sont parmi les clients les plus assidus du Salon. Malgré l’épidémie de grippe, ceux-ci étaient présents par milliers pour profiter des offres promotionnelles sur les livres (Ph. Jarfi)

    S’il y a une chose à mettre au bénéfice des organisateurs de cette 25e édition du Salon international du l’édition et du livre (SIEL), à Casablanca, c’est bien le fait d’avoir interdit les haut-parleurs dans les stands. Cette malheureuse coutume faisait, dans les éditions précédentes, ressembler le SIEL à un moussem gigantesque, où les «vendeurs» jouaient la concurrence à coup de réclames sonores assourdissantes.

    Mais malgré cette mesure, l’édition 2019, qui s’est clôturée dimanche 17 février, ne diffère pas tellement des autres années.  Des centaines d’élèves attendent, en rang serré, dans un joyeux brouhaha, de passer le portique de sécurité, installé plus par principe que par un souci d’efficacité, afin de pénétrer dans ce qui est censé être le temple de la lecture.

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    Chaque année, la littérature islamiste prend de plus en plus de place dans les rayons du SIEL et connaît un engouement certain auprès du public (Les visages ont été modifiés - Ph. Jarfi)

    Le brouhaha se transforme très vite en un véritable tintamarre retentissant une fois sous la voûte de 17 m de haut du grand palais. Il faut dire que l’affluence est à son maximum en cette fin de semaine. A voir  la foule dense qui se presse autours des stands représentant quelque 720 exposants directs et indirects issus de 42 pays, on aurait du mal à croire que le livre est en crise.

    Pourtant, les professionnels tiennent à rappeler que le secteur est sous perfusion. D’après l’étude menée par le Centre des études sociales, économiques et managériales (CESEM), chaque marocain(e) dépenserait en moyenne 1 DH par an dans l’achat de livres, alors que la moyenne mondiale (MM) est d’environ 25 DH.

    Ce  qui confirme que nous sommes encore de très petits lecteurs. Selon une autre étude, réalisée par l’association Racines cette fois-ci, 64,3% des Marocains n’ont acheté aucun livre au cours des 12 mois qui ont précédé l’étude. Alors que 84,5% d’entre nous ne se sont inscrits dans aucune bibliothèque ou médiathèque. Ils auront été tout de même plus de 560.000 visiteurs, de différents âges, enregistrant ainsi une évolution de 62% en comparaison avec l’édition 2017. 

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    Selon les organisateurs, le ministère de la Culture et de la Communication a veillé à ce que le fonds documentaire exposé soit le miroir des valeurs de cohabitation qui caractérisent le pays, et a écarté toute publication qui serait considérée comme une atteinte aux valeurs du Royaume, à la religion ou qui inciterait à la haine,  la violence ou le racisme (Les visages ont été modifiés - Ph. Jarfi)

    Les exposants ont proposé, selon le ministère de la Culture et de la Communication, organisateur de l’évènement, un fonds documentaire avoisinant les 128.000 titres. Des titres exposés qui ont couvert les différents champs de spécialité représentant 21% du domaine de la littérature, suivi du livre jeunesse à 17%, les sciences sociales 14%, les religions 7%, les sciences exactes et appliquées 8%, l’histoire/géographie 7%, la philosophie 7%, l’économie et le droit 7%, les langues 6%, les généralités 4% et le domaine de l’art 2%.

    Si certains éditeurs, libraires ou distributeurs ont fait des efforts tant au niveau du design que de la signalétique ou du conseil aux visiteurs, proposant des espaces de rencontres et de discussions avec les auteurs, la plupart des stands se contentent d’empiler les livres, souvent à même le sol, sans aucune indication thématique.

    La programmation culturelle (espace de libre discussion, de débat et de partage des idées)  a toutefois été importante avec près de 1.077 activités, mobilisant  2.700 intervenants du Maroc, du monde arabe et de l’étranger. Le tout réparti en conférences et tables rondes, signatures, activités pour enfants ou expositions thématiques.

     Un contrôle des ouvrages plus accru

    «Le ministère de la Culture et de la Communication a veillé, avec ses partenaires, à ce que le fonds documentaire exposé soit le miroir des valeurs de cohabitation qui caractérisent «le pays», et a écarté toute publication qui serait considérée comme une atteinte aux valeurs du Royaume, à la religion ou qui inciterait à la haine,  la violence ou le racisme», précisent les organisateurs. Pour rappel, l’année dernière, certains ouvrages présentés au sein du SIEL avaient été épinglés par L’Economiste, pour leur contenu incitant ouvertement à la haine. A l’instar du livre  signé par l’écrivain égyptien Fawzi Chaabane et publié par Dar Al Kitab Al Arabi. Son titre: «Tarwid Azzawjat» (dressage des épouses), vraisemblablement dans une définition extensive des animaux éligibles au dressage. Cet ouvrage avait déjà fait polémique en janvier 2018 au Salon du livre de Tunis pour les mêmes raisons. Cette année la littérature «islamiste» était présente en force, et tend à gagner du terrain à chaque édition...

    A.Bo

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