Economie

Un paquet de mesures en faveur des TPE

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5453 Le 14/02/2019 | Partager
AWB et la CGEM mutualisent leurs actions
Objectif: Rompre avec les silos pour mieux avancer
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Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa bank et Salaheddine Mezouar, président de la CGEM, ont signé, hier mercredi 13 février, une convention visant à mutualiser leurs actions au profit des TPE (Ph.Jarfi)

«L’heure est à la mutualisation des initiatives et la cohérence dans les actions ciblant les très petites entreprises, auto-entrepreneurs, startups et porteurs de projets», soutient Salaheddine Mezouar, président de la confédération patronale, devant plus de 600 acteurs de l’écosystème, y compris les donneurs d’ordre, acteurs associatifs, la CCG, l’OFPPT, ainsi que les pouvoirs publics, lors du Forum de la TPE, tenu hier mercredi 13 février à Casablanca.

Le président du patronat a appelé les différentes parties prenantes (gouvernement, société civile, institutions financières…) à travailler ensemble afin d’accélérer la mise en place du Small Business Act, un élément fédérateur. Les différentes parties prenantes ont convenu d’être prêtes sur les grandes lignes avant les assises nationales sur la fiscalité, prévues pour les 3-4 mai prochains.

Pour l’heure, Attijariwafa bank a décidé de mutualiser et coordonner ses actions à destination de la TPE avec la CGEM. C’est à ce titre qu’une convention a été signée entre les deux parties.

L’objectif étant de travailler en bonne intelligence, mutualiser et se répartir les tâches pour toucher le maximum de TPE dans toutes les régions du Royaume, «qui souvent imaginent que l’organisation ne défend que les grands, alors que nous sommes à plus de 90% de TPE comme membres. Il y a un intérêt commun. Ce qui nous intéresse, c’est comment mieux servir ces entreprises, afin qu’elles puissent profiter de nos services, mais également profiter de tout ce qu’offre le système financier», explique Zakaria Fahim, président de la Commission TPE-PME, GE-PME et Auto-entrepreneur à la CGEM.

L’autre intérêt pour les deux parties est d’inciter une bonne partie des TPE à sortir de l’informel. Les deux parties vont mettre en place un ensemble de mesures concrètes à même de répondre aux problématiques des petites entreprises dans les domaines de la formation en entrepreneuriat, l’accès au financement, l’accès aux appels d’offre publics et privés, les délais de paiement, les démarches administratives, l’adaptation de la fiscalité, etc.

Cette initiative, qui répond à la fois à une logique entrepreneuriale et RSE, permettra à la cible de bénéficier de formations et services dispensés par la banque et/ou la CGEM. En effet, l’insertion des TPE dans le tissu économique représente un enjeu majeur.

De leur côté, les TPE expriment un besoin d’accompagnement pour la compréhension des mesures gouvernementales. Elles réclament du conseil fiscal en plus du lobbying pour réduire la pression fiscale, la couverture sociale pour les auto-entrepreneurs et des financements ou encore des accès privilégiés à des marchés, pas uniquement publics, mais de gros contrats dans le secteur privé, notamment sur des services de proximité.

Les TPE pourront bénéficier de services comme le conseil, la médiation bancaire dans un contexte où les délais de paiement se rallongent. Une panoplie de services et leviers méconnus qu’elles pourront faire valoir. «Souvent, beaucoup de litiges entre les entreprises et les banques peuvent être résolus par un médiateur bancaire, qui a la latitude de débloquer jusqu’à 300.000 DH. Ce qui est important», rappelle Zakaria Fahim.

M.Ko.

 

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