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    Même fragile, la croissance créera de l’emploi

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5450 Le 11/02/2019 | Partager
    Les fondamentaux économiques restent solides malgré les risques
    Tensions commerciales, ralentissement des marchés émergents…
    Les prévisions de la Commission européenne
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    La croissance économique va se poursuivre, mais de manière moins soutenue. Elle devrait se développer sur fond de plusieurs facteurs d’incertitude, indique la Commission européenne dans ses prévisions économiques de l’hiver 2019 (les tendances varient parmi les principaux partenaires commerciaux du Maroc).

    Quelques indicateurs:

    ■ Les ingrédients: La dynamique économique est restée atone en ce début d’année, mais les fondamentaux restent solides. L’économie européenne devrait continuer de bénéficier d’une amélioration de la situation du marché du travail, de conditions de financement favorables et d’une orientation légèrement expansionniste des politiques budgétaires. Pour la zone euro, les prévisions annoncent à présent une croissance du PIB de 1,3% en 2019 et de 1,6% en 2020 (prévisions d’automne: 1,9% et 1,7% respectivement). Elles ont été également revues à la baisse pour l’UE à 1,5% pour cette année et 1,7% pour l’année prochaine (prévisions d’automne: 1,9% et 1,8%). Parmi les grands Etats membres, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas ont fait l’objet d’un abaissement marqué des prévisions de croissance pour 2019. De nombreux Etats membres continuent de bénéficier d’une demande intérieure robuste, soutenue également par les fonds de l’UE.

    ■ L’inflation et l’aléa des prix du pétrole: Le taux d’inflation des prix à la consommation dans la zone euro a reculé vers la fin de l’année 2018, sous l’effet d’une forte baisse des prix de l’énergie et d’une moindre hausse des prix des produits alimentaires. L’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte des prix de l’énergie et des denrées alimentaires non transformées, est restée modérée tout au long de l’année, malgré une accélération de la croissance des salaires. L’inflation globale (IPCH) a atteint en moyenne 1,7% en 2018 contre 1,5% en 2017. Les hypothèses de cours du pétrole pour cette année et pour l’an prochain étant maintenant plus basses qu’à l’automne dernier, il est prévu que l’inflation dans la zone euro descende à 1,4% en 2019 avant de remonter légèrement à 1,5% en 2020. Pour l’ensemble de l’UE, les prévisions tablent sur un taux d’inflation de 1,6% en moyenne cette année, puis sur une hausse à 1,8% en 2020.

                                                                            

    Ils ont dit…

    • Valdis Dombrovskis, vice-président pour l’euro et le dialogue social, également chargé de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux: «La croissance devrait se poursuivre dans tous les pays de l’UE en 2019, ce qui est synonyme de créations d’emplois et de prospérité. Toutefois, nos prévisions sont revues à la baisse, en particulier pour les grandes économies de la zone euro. C’est la conséquence de facteurs extérieurs, tels que les tensions commerciales et le ralentissement économique dans les marchés émergents, notamment en Chine. Les inquiétudes au sujet de la corrélation dettes souveraines/banques et de la soutenabilité de la dette refont surface dans certains pays de la zone euro. La possibilité d’un Brexit désordonné crée une incertitude supplémentaire. Prendre conscience de la montée de ces risques ne suffit pas. Il faut aussi choisir la bonne panoplie de mesures, notamment encourager l’investissement, redoubler d’efforts pour mener à bien les réformes structurelles et mettre en œuvre des politiques budgétaires prudentes».

    • Pierre Moscovici, commissaire pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes: «Après le pic de 2017, la décélération de l’économie de l’UE devrait se poursuivre en 2019 et le taux de croissance s’établir à 1,5%. Ce ralentissement devrait être plus prononcé qu’on ne le prévoyait l’automne dernier, en particulier dans la zone euro, en raison d’incertitudes entourant le commerce mondial et de facteurs nationaux dans les grandes économies de l’UE. Les fondamentaux économiques de l’Europe restent solides et nous continuons de recevoir de bonnes nouvelles, en particulier sur le front de l’emploi. La croissance devrait progressivement rebondir au second semestre de cette année et en 2020».

    Fatim-Zahra TOHRY

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