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    International

    Venezuela: Une crise à plusieurs facettes

    Par L'Economiste | Edition N°:5449 Le 08/02/2019 | Partager
    Des pourparlers pour tenter de trouver une solution
    La situation politique a miné l’économie
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    L’accélération des événements ces derniers mois au Venezuela ouvre la voie à plusieurs scénarios. La reconnaissance par une quarantaine de pays de l’opposant Juan Guaido comme président par intérim, le fort soutien populaire dont il bénéficie et les sanctions pétrolières des Etats-Unis ont resserré l’étau sur le président Nicolas Maduro.

    Mais le chef de l’Etat garde l’appui déterminant du haut commandement de l’armée, le contrôle des institutions et le soutien de ses alliés russes et chinois, qui ont investi massivement dans le pays aux plus grosses réserves pétrolières mondiales. Voici quelques scénarios qui, selon plusieurs experts, pourraient voir évoluer la situation:

    ■ Pourparlers: Maduro s’est dit prêt à rencontrer son opposant. Mais ce dernier a conditionné tout dialogue au départ du dirigeant socialiste, dont le Parlement estime que la réélection pour un deuxième mandat a été entachée de fraudes. Le 23 janvier, Juan Guaido s’est proclamé président par intérim en invoquant la Constitution. Huit pays européens, l’Union européenne et cinq pays d’Amérique latine se sont réunis jeudi 7 février 2019 à Montevideo pour tenter de trouver une solution politique à la crise. Après une sollicitation de Nicolas Maduro, le pape François s’est dit prêt à une médiation, mais avec l’accord des deux parties. Juan Guaido se montre, lui, prudent.
    Depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Maduro en 2013, quatre tentatives de dialogue se sont soldées par des échecs.

    ■ Intervention militaire: Premier pays à avoir reconnu Juan Guaido, les Etats-Unis n’écartent pas l’option d’une intervention militaire. Selon plusieurs experts, le déclencheur pourrait être une action armée vénézuélienne contre l’aide humanitaire américaine que Juan Guaido veut faire entrer dans le pays par le Brésil et la Colombie. Nicolas Maduro considère une telle aide comme un prélude à une intervention militaire. Les militaires restent la clé de la crise. Malgré l’apparition de fissures au sein de l’armée, le haut-commandement demeure fidèle à Maduro.

    ■ Isolement: Nicolas Maduro peut aussi se retrancher et resserrer les rangs «à la cubaine», observent les analystes, avec «des conséquences très douloureuses» pour une population qui subit déjà de graves pénuries et une hyperinflation qui devrait atteindre 10.000.000% cette année. Le pays, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, va devoir trouver de nouveaux marchés pour les 500.000 barils/jour qu’il exporte aux Etats-Unis, soit la moitié de sa production et 75% de son cash-flow. Les agences de l’ONU se tiennent prêtes à envoyer une aide d’urgence au pays. Mais elles ne pourront pas opérer tant que le pouvoir en place à Caracas ne donne pas son feu vert.

    F. Z. T. avec AFP

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