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    Culture

    Musique «Poetic Trance»: L’Afrique entre sacré et profane

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5449 Le 08/02/2019 | Partager
    Le 3e album de Aziz Sehmaoui et University of gnawa
    L’artiste en concert unique à Casablanca le 9 février
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    Fondateur de l’Orchestre national de Barbès, Aziz Sehmaoui s’inspire aujourd’hui de l’univers syncrétique des Gnawa pour composer une musique dont la transe est le ferment (Ph. DR)

    Il parle d’amour et d’humanisme, de partage et d’espoir avec des sonorités entre jazz funk reggae et rythme d’Afrique. Aziz Sehmaoui et son «University of gnawa», présente, ce samedi 9 février, lors d’un concert unique au Studio des Arts vivants à Casablanca, son 3e opus, le plus abouti: «Poetic Trance».

    Accompagné par le producteur, réalisateur et compositeur français, Martin Meissonnier, après une première collaboration en 2011, Aziz Sehmaoui, fidèle à lui-même, continue de tisser des liens entre le Nord et l’Ouest de l’Afrique, l’Orient et l’Occident et à exposer ces additions, à l’universel.

    Une voix brûlante, un groove généreux et un son incroyablement festif. Une recette que Sehmaoui a développée depuis le tout début de sa carrière, 30 ans plus tôt quand il fonde l’un des groupes phares des années 90. L’Orchestre National de Barbès: une machine qui a bouleversé, avec ses musiciens marocains, algériens, tunisiens et français, les codes identitaires dans une France en proie à une crise de chauvinisme.

    Deux albums plus tard il rejoint l’un des pionniers du métissage cosmopolite, le pianiste Joe Zawinul, ancien de chez Miles Davis et fondateur de Weather Report qui n’aimait qu’une seule chose: installer des virtuoses africains dans son ensemble à ciel ouvert.

    Ce dernier l’invite en 2005, pour l’enregistrement de son double album live «Vienna Night» au Birdland de Vienne en Autriche. Il devient alors membre de la formation The Zawinul Syndicate jusqu’au décès de son fondateur en 2007.  De cette formation sont nées des amitiés et des complicités indéfectibles. Des rencontres d’instrumentistes de talent, à l’instar du bassiste virtuose Alune Wade, avec qui il va fonder son groupe «University of Gnawa».

    Des musiciens sénégalais, français, maghrébins, «sans origine fixe» précise l’artiste, et qui n’ont qu’un objectif: défaire ce que l’étiquette  world music avait construit. C’est-à-dire un bréviaire des identités folklorisées à l’intention du Nord.  Résultat: une  musique d’un genre nouveau, avec comme ferment la transe et le génie rythmique des Afriques. Le premier album sorti en 2011 est unanimement salué par la critique et le public.

    «Poetic Trance» est le fruit d’une résidence à Mhamid Lghizlaine, dans le sud marocain, dont on retrouve le souffle chaud.  Percussions, guembri, ngoni, mandole et guitare y créent une magique alchimie qui s’ouvre avec un titre hommage au vieux continent «Janna ifrikia» où un texte déclamé en arabe trouve écho face au chant d’un griot. Deux voix traçant un pont entre sacré et profane, alternant moment de recueillement et libération du corps.

    Amine Boushaba

     

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