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    Fès/Conseil communal: El Azami lâché par les élus de l’Istiqlal

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5448 Le 07/02/2019 | Partager
    Ils n’ont pas voté pour la SDL de l’éclairage public
    «Il fallait plutôt opter pour le renforcement de la Radeef», disent-ils
    Le maire PJD adopte, signe et assume ses décisions

    Fini la lune de miel entre le Parti de l’Istiqlal (PI) et le Parti de la justice et développement (PJD) à Fès. Les conseillers communaux istiqlaliens ne veulent plus signer de chèques à blanc pour le maire PJD Driss El Azami El Idrissi. Alors qu’ils votaient, depuis 2015, pour tous les projets de leur président, ces derniers sont devenus sélectifs, voire même des fervents opposants.

    L’assemblée de ce 6 février a connu un débat de fond entre les représentants des deux formations. Ils ont porté sur la future SDL de l’éclairage public, l’efficacité énergétique, le transport,…etc. L’Economiste revient sur les principaux points qui ont marqué la première session communale au titre de 2019.

    ■ El Azami défend son bilan d’activité

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    Commissions, réunions, partenariats… l’agenda du maire de Fès entre la session d’octobre et celle de février était «bien chargé». «J’ai assisté à deux commissions ministérielles sur la valorisation de la médina et l’aménagement des parkings…le planning de réalisation de ces projets est respecté», explique El Azami. Ceci étant, ajoute-t-il, certains projets sont confrontés à des problématiques sociales en cours de résolution. Ainsi, sur les 113 sites à restaurer, 8 sont sur le point de démarrer. «Les études techniques étant ficelées, le choix des entreprises qui assureraient le chantier est déjà effectué», informe l’élu. Pour ce qui est des parkings, le processus d’expropriation du foncier de 4 emplacements (sur 8) est très avancé. Il en est de même pour la réalisation des études techniques pour 7 aires de stationnement.

    ■ Fès, ville sans bidonville en 2019  
    L’autre chantier prioritaire est celui de l’éradication des bidonvilles. «Avec le ministère de l’Habitat et les autorités locales, nous nous apprêtons à déclarer Fès, ville sans bidonville en 2019», souligne le maire. Selon lui, les dernières poches de l’habitat insalubre seront résorbées cette année. Pour rappel, ce projet a connu un énorme retard et une grande résilience de la part des autochtones. «Mais, il est sur de bons rails et des fonds de 41 millions de DH lui sont réservés», confie le président du conseil communal. S’agissant du transport public, ce dernier souligne «qu’une dizaine de réunions ont été tenues avec le délégataire, CityBus, en vue d’un nouvel accord».
    Défendu sous l’intitulé d’avenant au contrat initial, cet accord viserait l’amélioration du niveau de service. Il devrait permettre aux grands taxis, avec l’appui des autorités locales, de desservir certains quartiers. Chose que le délégataire ne pourrait accepter. Surtout qu’il travaille à perte sur certaines lignes et assure un service social…comme l’atteste son personnel. Il est également lié à la Commune par un cahier des charges, dont l’exécution est cautionnée par un véritable engagement des autorités. Toutefois, celles-ci ferment l’œil quant à la prolifération du transport clandestin, les grands taxis et les petits taxis qui font du racolage.

    ■ SDL, efficacité énergétique, décharge publique…  les désaccords

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    Il aura fallu un peu plus de 3 heures pour entériner les 22 points à l’ordre du jour de la session communale. Si la majorité d’entre eux a été votée dans le calme, le financement de la SDL de l’éclairage public n’a pas fait l’unanimité. Ainsi, les conseillers PI qui y sont contre, ont le maire. Mais, celui-ci dispose d’une majorité absolue constituée d’élus PJD. «Nous avons plusieurs interrogations à cet égard et nous ne pouvons pas voter pour un endettement supplémentaire de 275 millions de DH alors que la situation financière de la Commune est connue de tous», martèle Allal Amraoui, ancien vice-maire PI. Pour lui, «il serait opportun de maintenir la Radeef et renforcer ses moyens (par les crédits demandés) que de créer une nouvelle société qui chercherait d’abord des bénéfices». «Aussi, pour garantir une efficacité énergétique, il fallait plutôt résoudre le différend avec le gestionnaire de la décharge publique qui a installé une centrale bioélectrique depuis plusieurs années…malheureusement à l’arrêt à cause de la bureaucratie», inflige Amraoui. Et de poursuivre: «pourquoi la Ville s’est rétractée quant à l’obligation d’installer des équipements LED dans les nouveaux lotissements, pris en charge par les promoteurs?». En définitive, s’insurge l’élu PI, «il y a une absence de vision…et le renforcement de la Régie communale aurait été beaucoup plus judicieux de votre part».

    ■ Ce que coûte réellement l’éclairage public

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    Céder le secteur de l’éclairage public à une SDL est, de l’avis du maire, «une décision stratégique assumée pleinement par son bureau». Et de préciser que la consommation de la Commune s’élève à 54 millions de DH par an. Toutefois, sa mairie est un mauvais payeur. Car, elle n’a jamais effacé son ardoise, au point que celle-ci comptabilise plus de 350 millions de DH d’arriérés. «Concrètement, nous payons 27 millions de DH de consommation, 12 millions de DH en équipements, et 2 millions de DH en maintenance», souligne El Azami. Pour lui, «la Radeef atteste d’une grande expérience et a préparé avec son cabinet le dossier de la SDL». Toutefois, la Régie n’a pas participé à l’Appel à manifestation d’intérêt pour le secteur de l’éclairage public «ouvert aux entreprises nationales et étrangères». «Il lui reste de desservir tous les habitants de Fès grâce à son service de distribution d’eau et d’électricité», estime El Azami. Et d’ajouter: «la nouvelle SDL investira, dès les trois premières années, quelque 366 millions de DH pour chambouler le secteur». Enfin, pour ce qui est de la décharge publique, le maire rappelle que le contrat avec Ecomed, «une entreprise américaine», coûte 18 millions de DH aux caisses communales. Mais, elle aurait gracieusement éclairé la ville s’il n’y avait pas des verrous administratifs.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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