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    Economie

    Concurrence/Carburants: La nouvelle «plainte» des stations-services indépendantes

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5433 Le 17/01/2019 | Partager
    Après l’entente sur les prix, l’abus de position dominante
    Des contrats défavorables aux exploitants remis au régulateur
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    Chaque Marocain consomme en moyenne 0,56 tonne de pétrole par an contre une moyenne internationale de 1,8 tonne. Le gasoil domine dans la consommation nationale avec 65% de part de marché contre 8% pour l’essence

    La CDT fait valoir une dizaine de griefs auprès du Conseil de la concurrence. Outre la supposée entente sur les prix, la centrale syndicale relève «une domination absolue» dans le marché du fuel industriel et du kérosène. Elle revient aussi sur la structure des prix qui a prévalu avant la libéralisation totale du secteur.

    Les bénéfices «ne dépassaient pas» 60 DH par tonne auparavant contre 200 DH après la libéralisation. La CDT se prévaut de son étude du 1er semestre 2016 sur les prix des stations-services et du rapport parlementaire sur les prix du gasoil et de l’essence. Ce rapport «a d’ailleurs poussé» les compagnies «à se rapprocher» de l’ancienne structure des prix établie par le gouvernement Benkirane.

      De plus, la formule d’avant la libéralisation totale du marché «tenait compte du raffinage effectué localement». La compagnie Samir est en cours de liquidation. «La hausse des prix a coïncidé avec son arrêt d’activité» depuis plus de trois ans.

    La CDT revient aussi sur les 900 millions de DH de bénéfices de Total Maroc. «Les gains du secteur depuis le début décembre 2015 à aujourd’hui ont atteint 23 milliards de DH», indique son mémorandum remis aux enquêteurs. Le syndicat se plaint aussi «d’une lenteur, voire d’une stagnation» dans la répercussion de la baisse des prix du pétrole à l’international.

    Manière de démontrer que c’est le consommateur final qui est lésé. Les accusations ne s’arrêtent pas là. La structure des prix «ne cadre pas avec les caractéristiques des produits raffinés nationaux». Leur qualité est jugée «inférieure» aux normes européennes. Il serait toutefois imprudent de généraliser de tels propos. Chaque compagnie a ses sources d’approvisionnement et ses produits. 

    «Certaines compagnies importatrices monopolisent l’accès aux ports pétroliers», accuse la CDT. Il va falloir lister les opérateurs bénéficiaires et s’informer sur le mode d’obtention des autorisations pour démêler le faux du vrai.

    Autre point qui émerge pour la première fois dans ce dossier: les petites compagnies et les stations-services «sont obligées de fixer un prix de vente au public selon les conditions de leurs fournisseurs». Leurs propriétaires «doivent s’y conformer ou mourir», avance le syndicat. 

    La Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations-services au Maroc s’en est plainte auprès du Conseil de la concurrence. Une audition s’est tenue fin décembre 2018. «Nous avons remis des copies des contrats-types contenant des clauses léonines liant les exploitants aux distributeurs de carburants», précise le président de la fédération, Jamal Zrikem.

    A part la présumée entente sur les prix, les enquêteurs vont devoir mettre au clair cette accusation d’abus de position dominante. Une infraction punie par la loi.

    F.F.

     

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