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    «Gilets jaunes»: Emmanuel Macron lance le grand débat

    Par L'Economiste | Edition N°:5431 Le 15/01/2019 | Partager
    Démocratie, transition écologique, fiscalité, immigration… les thèmes phares
    Ce n’est ni une élection, ni un référendum, prévient le chef de l’Etat
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    En lançant le grand débat, le président français Emmanuel Macron souhaite désamorcer la colère des «gilets jaunes», restés mobilisés malgré l’annonce d’un plan de 10 milliards d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat des plus modestes (Ph. AFP)

    Face à la crise des «gilets jaunes», le président français Emmanuel Macron a appelé le plus grand nombre de Français à participer à un grand débat national. «Ce n’est ni une élection, ni un référendum», prévient le chef de l’Etat dans sa lettre aux Français diffusée lundi 14 janvier 2019 dans la presse et sur les réseaux sociaux.

    Il propose de baliser le débat autour d’une trentaine de questions, trace des lignes rouges, comme la suppression de l’ISF (l’impôt sur la fortune), mais ouvre la porte à des réformes comme le référendum d’initiative citoyenne. Pouvoir d’achat, fiscalité, démocratie et environnement… autant de sujets à débattre. Est exclue toute remise en cause de l’avortement, de la peine de mort et du mariage homosexuel. Le débat doit se poursuivre jusqu’à mi-mars, les remontées seront ensuite traitées et des décisions annoncées avant fin avril.

    Les ministres seront également mis à contribution pour inciter les Français à participer et le gouvernement compte sur les maires et les associations pour mettre en œuvre le dialogue. La secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique Emmanuelle Wargon et le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu ont été chargés d’animer le grand débat national.

    Selon de récents sondages, entre 32% et 41% des Français interrogés ont l’intention d’y participer d’une manière ou d’une autre. Mais ils ne sont que 29% à penser qu’il aboutira à des mesures utiles. Si l’approbation des Français pour les «gilets jaunes» est en baisse, elle reste majoritaire dans le pays.

    Dès mardi, Emmanuel Macron éprouvera le débat en se rendant dans une petite commune, Grand Bourgtheroulde (ouest), aux côtés de 600 maires et élus de Normandie. Il multipliera ensuite les déplacements pendant deux mois pour inciter les Français à se saisir de l’opportunité de dialoguer. Le Premier ministre Edouard Philippe devait préciser les contours de la consultation hier lundi.

    Les «gilets jaunes» ont montré, samedi 12 janvier, leur détermination en défilant plus nombreux: 84.000 dans toute la France contre 50.000 la semaine précédente, selon le ministère de l’Intérieur (avec globalement moins de violence). Depuis le 17 novembre, ces Français issus des classes populaires et moyennes dénoncent la politique fiscale et sociale du gouvernement, qu’ils jugent injuste, et réclament plus de pouvoir d’achat.

    F. Z. T. avec AFP

     

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