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    Entreprises

    Défaillances d’entreprises: L’axe Casablanca-Settat se taille la part du lion

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5431 Le 15/01/2019 | Partager
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    Hicham Bensaid Alaoui, directeur des Risques, de l’Information, des Sinistres et du Recouvrement chez Euler Hermes Acmar (Ph. Euler Hermes Acmar)

    - L’Economiste: La situation critique concerne-t-elle toujours les entreprises du Grand Casablanca?
    - Hicham Bensaid Alaoui:
    Nous confirmons cette tendance, pour deux raisons notables. Tout d’abord, structurellement, sur les 500.000 entreprises que compte approximativement le Maroc, il convient de rappeler que 1 sur 2 est domiciliée dans l’axe Casablanca-Settat. Ne serait-ce que pour cette configuration, il semble logique d’observer une concentration des défaillances d’entreprises dans cet axe géographique. De surcroît, au regard notamment de la localisation, dans la région du Grand Casablanca, de certains pôles de commerce informel, concurrençant les entreprises ayant pignon sur rue et tendant à banaliser certaines pratiques commerciales peu conformes aux exigences modernes de gestion et de structuration, nous observons de fait un certain effet d’entraînement d’un nombre croissant d’entreprises du Grand Casablanca vers la défaillance. Ceci souligné, il est utile de noter que nous observons, de plus en plus, des exemples peu usuels de défaillances d’entreprises localisées dans des régions historiquement autrement moins «sinistrées» que de nos jours.

    - Avons-nous une idée du nombre de liquidations judiciaires?
    - Historiquement, les redressements et liquidations judiciaires demeurent relativement marginaux au Maroc (148 en 2016, 137 en 2017), comparativement aux défaillances d’entreprises observées de facto. De telles procédures collectives demeurent le plus souvent, dans notre pays, une simple confirmation juridique de la morbidité de certaines entreprises, des difficultés graves et substantielles étant généralement constatées plusieurs années en amont. Toutefois, nous avons pu observer, sur le terrain, une augmentation sensible des entreprises se plaçant sous le giron de la loi 73-17 relative aux procédures collectives, parfois dans l’optique d’une sortie de crise, mais parfois également, malheureusement, de manière qu’il serait potentiellement pertinent de qualifier d’abusive, aux yeux de certains créanciers notamment.

    Propos recueillis par Fatim-Zahra TOHRY

     

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