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    Economie

    Indice de confiance: Les ménages broient du noir

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5430 Le 14/01/2019 | Partager
    L’alimentation et le chômage, ce qui inquiète le plus
    90% des sondés sont pessimistes pour l’année 2019
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    L’Indice de confiance des ménages est calculé sur la base de 7 indicateurs, 4 relatifs à la situation générale et 3 à condition propre du ménage. Les résultats, tels qu’ils ressortent du tableau, sont présentés sous forme  de soldes (différence entre les pourcentages des réponses amélioration  et détérioration)

    Le moral des ménages est au plus bas au dernier trimestre 2018. Une période marquée par la rentrée scolaire, avec son lot de dépenses toujours en hausse. Elle intervient aussi après un 3e trimestre qui s’est distingué par  une succession d’évènements qui grèvent le budget des ménages: Ramadan, fête du mouton et vacances d’été.

    D’où l’inquiétude des ménages quant aux perspectives de leur pouvoir d’achat, de leur capacité d’acquérir des biens durables ou encore de pouvoir épargner. Mais le spectre du chômage et la hausse des prix de l’alimentation restent les plus redoutés sur l’année qui vient de démarrer.

    Globalement, l’enquête du HCP souligne «une forte dégradation de la confiance des ménages au 4e trimestre 2018». Ceci, à travers six indicateurs de l’indice. Seul celui relatif à la situation financière future reste stable. (Voir tableau).

    Ainsi, sur l’année 2019, plus du tiers des ménages s’attend à une amélioration du pouvoir d’achat contre 40% qui considèrent que la situation sera maintenue. Alors que le quart des ménages appréhende une dégradation. Mais cette proportion était plus importante lors du dernier trimestre de l’année écoulée. 

    Pas moins de 41% des ménages constataient une nette détérioration de leur niveau de vie contre 27,8% qui ont ressenti une amélioration. Bien que le tiers des enquêtés déclare son pouvoir d’achat inchangé, le solde des opinions demeure négatif avec 13,4 points. Ceci aussi bien par rapport au 3e trimestre qu’en glissement annuel  où il était à 3,8 points.

    Néanmoins, environ les deux tiers des ménages déclaraient, au 4e trimestre 2018, qu’ils couvraient leurs dépenses par leurs revenus. Alors qu’un tiers s’endette ou prélève sur son épargne pour couvrir ses besoins.  Du coup, peu de ménages comptent acquérir des biens durables (voiture, électroménager, logement). Le solde d’opinion de cet indicateur est resté négatif, passant à moins 36,7 points en glissement annuel.

    Mais la vie au quotidien semble le plus inquiéter les ménages. Ceci est particulièrement manifeste à travers l’évolution du chômage et des prix de produits alimentaires. S’agissant du premier indicateur, la part des pessimistes crève le plafond à plus de 78% qui s’attendent à une hausse du chômage sur les 12 prochains mois.

    Le solde d’opinion est resté ainsi négatif à moins de 70 points. Normal, dans la mesure où le chômage touche tous les foyers. Surtout à travers la population jeune et diplômée. Les dernières statistiques du HCP font état d’un moyen national de 10%.

    Un taux qui reste relativement élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (27,5%), les femmes (13,8%) et les diplômés (17,1%). Et il grimpe à 23,9% chez les lauréats de la formation professionnelle. 36,5% parmi les femmes et 19,3% parmi les hommes.

    L’autre motif d’inquiétude tient à la hausse des produits alimentaires. Au quatrième trimestre 2018,  plus de 90% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté sur les 12 derniers mois. Cependant une infime minorité (0,1%) ressent un repli. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, à moins 90,3 points. Et une forte majorité s’attend à une augmentation sur l’année en cours.

    Au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 86,9% des ménages contre 0,3% qui s’attendent à leur baisse. Le solde d’opinion est ainsi resté négatif, se situant à moins 86,6 points, au lieu de moins 82,1 points enregistrés un trimestre auparavant et moins 79,6 points une année passée.

                                                                             

    Autres indicateurs

    En plus des indicateurs trimestriels, le HCP calcule à la fin de chaque année le solde relatif à la perception par les ménages de certaines composantes de leur environnement dont l’appréciation  n’est pas significative d’un trimestre à l’autre.  Il s’agit de l’évolution, entre 2017 et 2018, de l’opinion des ménages sur la situation des droits de l’Homme, la protection de l’environnement et la qualité de certains services publics.

    ■ Services administratifs: Moins de satisfaits  
    En 2018, les ménages sont moins nombreux à percevoir une amélioration de la qualité des prestations administratives (53,5%) par rapport à 61,6% enregistré en 2017. Le solde qui résume cette opinion s’est dégradé entre 2017 et 2018 passant de 45 à 35,8 points.

    ■ Droits de l’Homme: Forte dégradation   
    En 2018, le tiers des ménages  pense que la situation des droits de l’Homme au Maroc s’est améliorée et un cinquième considère qu’elle aurait régressé. Le solde relatif à cet indicateur a atteint une valeur positive de 13,3 points enregistrant une dégradation significative par rapport à son niveau de 2017 où il était de 36,1 points.

    ■ Environnement: Peu de changement
    Au dernier trimestre de l’année passée, 39,2% des ménages pensent que la qualité de la situation en matière de protection de l’environnement s’est améliorée et 21,4% considèrent qu’elle aurait régressé. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur a atteint 17,7 points  en dégradation par rapport à 2017 où il était de 29,1 points.

    ■ Enseignement: Recul de la qualité
    En 2018, un cinquième des ménages a ressenti une amélioration de la qualité des services de  l’enseignement. En revanche, 45% pensent qu’elle s’est plutôt détériorée. Avec un solde négatif de  25,1 points, cet indicateur enregistre son niveau le plus bas depuis plusieurs années.

    ■ Santé: Pas d’amélioration
    En 2018, une forte majorité des ménages (61,4%) constate une détérioration des services de santé contre une infime minorité  (6,6%) qui penche pour une amélioration. Le solde négatif de cet indicateur s’est ainsi dégradé entre 2017 et 2018 passant de moins 45,5 points à moins 54,8 points enregistrant ainsi son niveau le plus négatif depuis le début de l’enquête.

    A.G.

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