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    Dossier Spécial

    Rétrospective 2018 - Enseignement: Des avancées, mais toujours des ratés!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5422 Le 28/12/2018 | Partager

    ■ Amzazi remplace Hassad à l’Education nationale

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    Tout le monde se demandait qui succèderait à Mohamed Hassad (à gauche) à la tête de l’Education nationale. L’attente avait duré trois mois, du 24 octobre 2017, date de limogeage de Hassad suite à l’affaire «Al Hoceïma Manarat Al Moutawassit», au 22 janvier 2018. Pour remplacer cet ingénieur pragmatique au CV impressionnant, entre autres, ex ministre de l’Intérieur, ancien Wali et ex PDG de RAM, il fallait trouver un super profil. Le choix du gouvernement, validé par le Souverain, s’est porté sur un universitaire: l’ancien président de l’université Mohammed V de Rabat, membre du Mouvement populaire, Saaïd Amzazi. Une promotion de taille pour ce docteur en biologie, fin connaisseur des rouages de l’enseignement supérieur.  

    ■ Formation professionnelle: Le Roi somme le gouvernement de revoir sa stratégie

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    Le Souverain avait donné le ton dans son discours du 20 août: Il faut remédier à l’inadéquation formation/emploi, afin de mieux lutter contre le chômage des jeunes. Le Roi ordonne ainsi une feuille de route claire pour la requalification de l’offre de formation, et appelle à l’organisation de journées nationales de l’emploi et de la formation avant la fin de l’année. Le 1er octobre, le Roi préside une séance de travail et fait du forcing. Le gouvernement dispose de trois semaines pour rendre sa proposition. Le délai écoulé, l’équipe d’El Othmani bénéficie d’un délai supplémentaire. Le 29 novembre, une deuxième séance de travail est organisée. Le monarque émet des réserves sur le rendu du gouvernement, notamment en ce qui concerne le financement du dispositif de formation et l’apprentissage par alternance entre écoles et entreprises. El Othmani est sommé de revoir sa copie. Pour sa part, la rencontre nationale est ajournée.

    ■ Le budget de Tayssir multiplié par quatre!
    Le 17 septembre dernier a marqué un tournant dans l’histoire de Tayssir, le programme phare d’aide aux familles, conditionné par la scolarité des enfants. Lors de la présentation du bilan d’étape des projets de soutien à la scolarité devant le Roi, le ministre de l’Education nationale, Saaïd Amzazi, a annoncé une montée en puissance de Tayssir. Le budget du programme a été multiplié par quatre, passant de 500 millions à 2,1 milliards de DH. Le nombre de bénéficiaires, lui, a été triplé, pour atteindre 2,1 millions. Toutefois, tout dépendra du déblocage de l’argent. Pour rappel, en 2018 le dispositif affichait des arriérés de paiement de plus de deux ans.  
    Autre nouveauté de taille, un projet de bac professionnel «sport-études», dont les lauréats pourront accéder à l’enseignement supérieur.

    ■ Une jeune cadre à la tête de l’Ofppt

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    Elle est la première femme à diriger l’Ofppt. Loubna Tricha, ex SG de l’Office a été désignée DG par intérim en janvier 2018, avant d’être officiellement nommée par le Roi le 20 août. Son style de management rompt complètement avec celui de son prédécesseur, Larbi Bencheikh. Ce dernnier a tenu l’Ofppt d’une main de fer, depuis sa nomination en 2001 jusqu’à son départ début avril 2017, pour occuper le poste de Secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle.
    Tricha est jeune, dynamique, moderne et «incroyablement modeste», selon certains témoignages. «Elle n’hésite pas à casser les codes et à réfléchir out of the box», confie-t-on à L’Economiste. La jeune directrice est face à un double défi: Marquer de son empreinte l’Office dont l’image a été associée à Larbi Bencheikh pendant près de 17 ans, et décliner la réforme de la formation professionnelle commandée par le Roi.    

    ■ Les élèves s’insurgent contre le GMT+1

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    Quand le GMT+1 a été adopté le soir du vendredi  26 octobre, les élèves s’apprêtaient à profiter de leurs premières vacances de l’année, du 28 octobre au 6 novembre. Dès la reprise des classes, ceux du secondaire ont multiplié les marches et les sit-in dans plusieurs villes, pendant près de deux semaines. Leur sortie dans les rues était inattendue. Même au primaire, des parents ont organisé des sit-in devant certaines écoles. L’Education nationale a rapidement enchaîné les réunions avec les associations des parents d’élèves et syndicats pour adapter les horaires. Au final, chaque académie a adopté son propre emploi du temps, en fonction de ses contraintes.

    ■ Le Super prof du Rif décoré par le Roi

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    C’est probablement l’une des plus belles histoires de 2018. Hicham Elfaquih, enseignant d’arabe dans un petit douar d’Al Hoceima, qui s’est fait connaître grâce à un reportage de L’Economiste, se voit décorer d’un Wissam par le Roi le 17 septembre. Son dévouement pour ses élèves ruraux avait beaucoup ému. Hicham a été distingué parmi 18 professeurs et cadres de l’Education nationale.
    Sa célébrité n’a, cependant, rien changé à son dur vécu en tant que prof du rural. Il continue d’occuper une classe dénuée des conditions élémentaires de confort en guise d’habitation, après avoir logé dans une mosquée. Comme lui, des centaines, voire des milliers d’enseignants du rural se battent au quotidien pour remplir leur devoir, malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés.  

    ■ Les universités se mobilisent pour former 100.000 profs

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    L’initiative fait partie des premières mesures de Saaïd Amzazi à la tête de l’Education nationale: Faire appel aux universités pour former 100.000 enseignants d’ici 2025. Un modèle datant des années 60, mais abandonné au profit de formations «cocotte minute» de moins d’un an dans les Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation. Toutes les universités ont répondu à l’appel du ministre, et ont ouvert une centaine de licences en sciences de l’éducation dès septembre.

    A.Na

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