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    Dossier Spécial

    Rétrospective 2018 - Budget, dette, croissance, compensation… grosse pression

    Par Khadija MASMOUDI Hassan EL ARIF | Edition N°:5422 Le 28/12/2018 | Partager

    La croissance ne devrait pas dépasser 3,1% en 2019. Elle remonterait  à 3,6% en 2020. Très peu pour un pays comme le Maroc et insuffisant pour absorber  le stock de chômage et les arrivées sur le marché de l'emploi alors même que le contenu en emploi de la croissance est maigre.

    Dans les villes en particulier, le chômage des jeunes et des femmes atteint des niveaux alarmants. Sur la base de l'hypothèse d'une production céréalière moyenne de 80 millions de quintaux, la valeur ajoutée agricole reculerait de 0,8% en 2019 avant d'augmenter de 3,3% en 2020. En revanche, les activités non agricoles poursuivraient leur redressement, avec une croissance de 3,4% en 2019 et de 3,7% en 2020.

    Le modèle de croissance souffre notamment du faible rendement de l'investissement et de la productivité. En moyenne, entre 31 à 33% du PIB sont consacrés à l'investissement depuis dix ans. Un effort soutenu qui place le Maroc parmi les pays qui affichent le taux d'investissement le plus élevé mais avec très peu de résultats. La Banque mondiale lie le «faible rendement de l’accumulation du capital à l’inefficacité de l’investissement du secteur public».

    En réaction le ministère des Finances veut prioriser les investissements en fonction de l’impact sur l’emploi et la croissance. L'idée étant d'aller vers un meilleur ciblage tout en améliorant l’impact sur l’économie.

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    ■  Investissement public: L’Etat poussera les zinzins

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    Pour alléger la pression sur le budget général, le gouvernement promet un nouveau mécanisme basé sur le partenariat entre l’Etat et les investisseurs institutionnels. Le dispositif vise à mobiliser 12 milliards de DH pour financer des projets dans les secteurs sociaux, l’infrastructure, l’agriculture…

     

     

                                                                             

    ■  Très chère compensation!

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    Sur la base d’un cours moyen du gaz butane à l’international de 560 dollars, le budget de la compensation a été fixé à 18 milliards de DH, en hausse de 5 milliards de DH par rapport à 2018.

                                                                             

    ■  Légère amélioration du compte courant

    Le déficit du compte courant devrait s'alléger graduellement: 3,7% du PIB en 2019 à 3,2% en 2020. Les exportations devraient poursuivre leur dynamique sous l'effet des ventes secteur automobile et des phosphates et dérivés. En parallèle le rythme des importations devrait baisser en raison du recul prévu de la facture énergétique.  Selon les prévisions de la Banque centrale, l’afflux des IDE devrait atteindre l’équivalent de 3,4% du PIB au cours des deux prochaines années contre 4,1% du PIB cette année. Les réserves internationales nettes se situeraient à 239 milliards en 2019 et  à 235,7 milliards à fin 2020. Elles représenteraient l’équivalent d’un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services. Le tout compte tenu des sorties prévues du Trésor à l’international.

                                                                             

    ■  La dette explose

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    En 2018, la dette globale atteint 82,6% du PIB et devrait monter à 82,9%. Selon Driss Jettou, premier président de la Cour des comptes, «la dette du Trésor ne prend pas en compte les montants dus par l’Etat aux entreprises, au titre du crédit TVA qui se sont accumulés (32,2 milliards de DH à fin 2017). S’y ajoutent 4 milliards de DH sur un total de 5 milliards de DH, dus par le Trésor suite à l’accord signé en 2015 avec l’ONEE, l’ONCF.

                                                                             

    ■ Budget: 15 milliards de DH pour boucler les fins de mois

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    Pour boucler le budget 2019, le gouvernement a eu recours à plusieurs mesures, dont le réaménagement du barème de l’IS, l’instauration de la contribution sociale pour les entreprises ayant réalisé un bénéfice net de 40 millions de DH par an au cours du dernier exercice… Il a également réajusté la TIC sur le tabac, les boissons à base de sucre. Le gouvernement table également sur l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques et les recettes de privatisation. Autant de mesures qui devraient générer des recettes additionnelles de 15 milliards de DH.

    ■  Masse salariale:112,15 milliards de DH
    La masse salariale bondira à 112,15 milliards de DH contre 108,8 milliards de DH en 2018. Cette hausse est attribuée aux augmentations de salaires statutaires, à la création de 25.228 postes budgétaires et au recrutement de 15.000 enseignants contractuels.

    ■ 3,4 milliards pour réduire les  disparités
    Le programme royal de lutte contre les disparités territoriales et sociales dans le monde rural, doté de 50 milliards de DH, devrait connaître un coup d’accélérateur. Les crédits de paiement pour 2019 atteindront 3,4 milliards de DH et 4 milliards de DH au titre des crédits d’engagement pour 2020.

                                                                             

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    ■ Tourisme: Plus de 12,5 millions d'arrivées en 2018!
    Nouveau record sur les arrivées. N'eût été le drame d'Imlil, la destination Maroc devait célébrer ses 12 millions de touristes enregistrés à fin 2018. Le pays a accueilli 1 million de visiteurs supplémentaires par rapport à 2017, dont 200.000 Chinois, soit quasiment le double en un an.  Les recettes dépassent les 75 milliards de DH. Tout le challenge aujourd'hui consiste à anticiper les premiers mois de 2019 et sécuriser les arrivées. Et surtout transcender les tragiques événements de la localité d'Imlil.

     

     

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