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    Dossier Spécial

    BTP: Un contrat-programme pour relancer le secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:5396 Le 22/11/2018 | Partager
    81 milliards de DH de PIB, 1,21 million d’emplois… en 2022
    Mise à niveau, montée en puissance des opérateurs…

    Depuis septembre dernier, le secteur du BTP dispose d’un nouveau contrat-programme signé avec le gouvernement. Une feuille de route tant attendue par les professionnels pour relancer la machine. En plus du contrat-cadre signé avec le gouvernement et les fédérations, 10 contrats d’application ont été paraphés avec différents ministères (Intérieur, Finances, Equipement, Energie, Education nationale, Emploi, Habitat, Commerce, Agriculture et Affaires étrangères).

    Des engagements clairs et ambitieux ont été pris pour le développement à moyen terme. Le contrat-cadre avec ses contrats d’application constituent un tout. Ils font suite au premier contrat-programme, ayant lié, en 2004, les pouvoirs publics avec la Fnbtp. La nouvelle vision vient concrétiser la stratégie de développement de l’ingénierie et de l’entreprise de BTP. Le contrat-cadre s’est fixé comme objectif de porter, à l’horizon 2022, le PIB du secteur de 53 à 81 milliards de DH.

    Pour ce qui est de la productivité apparente par employé, elle devra grimper de 53.000 à 67.000 DH par an. Côté emplois, les effectifs passeront de 990.000 à 1,21 million (220.000 postes additionnels). La nouvelle vision vise à consolider les acquis et répondre à divers enjeux. Les parties signataires se sont fédérées autour d’une feuille de route pour le développement à moyen terme de l’ingénierie et des entreprises du secteur.

    Une stratégie qui s’articule autour de deux axes. Le premier porte sur la promotion d’une entreprise compétitive, créatrice de valeur, innovante...Une entreprise qui a une capacité suffisante pour répondre à la demande au niveau national qui plus est capable de s’exporter.

    Le deuxième pilier consiste à renforcer le rôle d’un Etat qui favorise la pérennité des entreprises en donnant de la visibilité à l’investissement et à la croissance, tout en accompagnant l’émergence de champions nationaux, en prenant en considération l’agressivité de la concurrence étrangère.

    Le secteur étant particulièrement dépendant de la commande publique, la réglementation de la gestion des marchés publics constitue un enjeu majeur. Ce qui implique une réflexion globale et concertée sur la réforme de cette dernière et l’évaluation de sa mise en œuvre et de son déploiement avec l’ensemble des acteurs concernés. La mise en œuvre du contrat-programme sera assurée par un comité de pilotage qui réunira les représentants des ministères concernés, de la Fnbtp et de la Fmci.

    Le comité devra se réunir une fois par an. La mise en place d’un comité de suivi, présidé par le directeur des Affaires Techniques et des Relations avec la Profession (ministère de l’Equipement), ou son représentant est également dans le pipe. Ce comité réunira les représentants  mandatés par les ministères signataires ainsi que ceux des deux fédérations, au minimum deux fois par an, et à chaque fois que l’un de ses membres le juge nécessaire.

    Une activité transversale

    Le BTP est un acteur incontournable et à vocation transversale. L’ensemble des plans sectoriels comportent une forte composante infrastructures qui en conditionne le succès. «Les entreprises chefs de file garantissent la pérennisation et la montée en compétence des salariés. Des atouts sur lesquels le Maroc devra capitaliser», précise la tutelle. Les majors ne représentent pourtant qu’une dizaine de groupes avec un chiffre d’affaires supérieur à 600 millions de DH. Globalement, le secteur est composé majoritairement de PME. 8.700 TPE réalisent un CA inférieur à  10 millions de DH. S’y ajoutent 3.705 PME (dont le CA oscille entre 10 et 100 millions de DH et  576 sociétés de taille intermédiaire (entre 100 et 600 millions de DH). Près de 20% des grandes et moyennes entreprises ont un capital supérieur à 40 millions de DH. La majorité des sociétés (56%) détient un capital inférieur à 1 million de DH. Par ailleurs, 39% des entreprises ont un capital inférieur à  10 millions de DH.

    Nadia DREF
     
     

     

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