×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossier Spécial

    Sahara: Un nouveau tempo

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5386 Le 05/11/2018 | Partager
    Un premier Forum d’affaires Maroc-France à Laâyoune
    Avec la dernière résolution du Conseil de sécurité, le Maroc marque des points
    Rabat a neutralisé les manœuvres du Polisario à l’UA
    sahara-ua-086.jpg

    Dans le dossier du Sahara marocain, la position de l’Union africaine est claire. Cette instance a opté pour le soutien des efforts du processus onusien en le considérant comme le seul cadre chargé de superviser le règlement de cette question (Ph. UA)

    Dans le dossier du Sahara marocain, les digues commencent à bouger. Le premier Forum d’affaires Maroc-France s’est tenu à Laâyoune, du 2 au 4 novembre dernier, soit la veille de l’anniversaire de la Marche verte. L’intérêt des opérateurs pour les provinces du Sud n’est plus à démontrer. Auparavant, quelques initiatives étaient éparpillées.

    Aujourd’hui, ce genre de rencontre favorise un plus grand intérêt pour les opportunités offertes par ces régions. Ainsi, l’arrivée d’investisseurs français va ouvrir la porte à d’autres entreprises européennes. La gamme des secteurs intéressant les opérateurs étrangers est large. Cela va de l’agriculture aux énergies nouvelles en passant par le tourisme.

    En outre, la tenue du forum coïncide avec la mise en œuvre de grands projets structurants, prévus dans le cadre du nouveau modèle de développement ayant pour ambition de donner un coup de fouet à la dynamique d’investissement dans les provinces du Sud.

    La réalisation des 71 milliards de DH d’investissements prévus marche au point que ce montant est largement dépassé pour atteindre plus de 80 milliards de DH. Par ailleurs, les investisseurs étrangers semblent moins frileux. Surtout que ces régions commencent à s’inscrire dans la logique de développement de pôles de croissance à l’instar d’autres zones du Maroc.

    Au-delà des problématiques liées à certains dossiers comme les accords de pêche et d’agriculture avec l’Union européenne, la situation sur le terrain semble attirer des opérateurs voulant saisir des opportunités qu’offrent ces régions dotées d’un grand potentiel de croissance. Sur le plan politique, un nouveau tempo est donné par la dernière résolution du Conseil de sécurité.

    Dès l’annonce de cette nouvelle, Nasser Bourita, qui revenait d’un dîner parisien avec le chef de la diplomatie française à Paris, s’est envolé pour Nouakchott, porteur d’un message royal. Avec cette dynamique, le Maroc marque des points. En effet, la résolution 24-40, adoptée mercredi dernier, consacre pour la première fois l’Algérie comme partie principale dans le processus politique. Notre voisin participera à la table ronde des 5 et 6 décembre prochains à Genève, «sans pré-conditions et de bonne foi, à œuvrer de manière constructive avec l’Envoyé personnel Horst Kohler, dans un esprit de compromis durant toute la période du processus pour parvenir  à des résultats positifs». Donc autour de la table début décembre, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario. «Attention! prévient Nasser Bourita, il faut éviter  que cette rencontre ne se transforme en Manhasset-bis où notre voisin de l’Est était présent mais se tenait en marge des pourparlers».

    Fin du parasitage d’Alger

    Au sujet de la réduction de la durée du mandat de la Minurso de 1 an à 6 mois, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération est catégorique: cela ne représente aucun enjeu pour le Maroc. Sa principale mission est de maintenir la paix dans la région et de faire respecter le cessez-le-feu. A ce titre, le Conseil de sécurité a ordonné au Polisario de ne plus franchir la zone tampon de Guergarate et de respecter les engagements pris auprès de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU.

    Le Polisario ne doit plus transférer de structure administrative dans cet endroit ou à un autre comme Tifariti ou Bir Lahlou. Le mythe des «territoires libérés» est, du coup, définitivement balayé.

    Visiblement, le parasitage méthodique d’Alger dans les enceintes onusiennes, particulièrement au niveau du Conseil de sécurité et de la 4e commission, n’y a rien fait face à la solidité du dossier marocain. L’objectif de déterrer les scénarios du passé a échoué. Le Conseil de sécurité vient de rappeler la caducité du référendum d’autodétermination, qualifié de définitivement mort.

    Par ailleurs, dans ces enceintes, la dénonciation des violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf et l’embrigadement des enfants pour des opérations militaires, deviennent de plus en plus forts. Il faut dire que la dénonciation de la complicité du Hizbollah libanais avec le Polisario, via son ambassade d’Algérie, avec fourniture d’armements et entraînements dans des camps, a sonné le glas des séparatistes au niveau international.

    La rupture des relations diplomatiques de Rabat avec l’Iran est venue confirmer cette relation dangereuse pour la région. Dans le dossier du Sahara marocain, l’autre pas franchi est de taille: la position de l’Union africaine. Cette instance a opté pour le soutien des efforts du processus onusien en le considérant comme le seul cadre chargé de superviser le règlement de cette question. Cette décision est considérée comme une nouvelle victoire et le premier fruit du retour du Maroc dans sa famille africaine.

    Montée en puissance des élus

    Le dossier du Sahara enregistre un grand tournant. Il s’agit de la montée en puissance des élus locaux et des parlementaires. Ceux-ci sont de plus en plus associés aux négociations entre le Maroc et l’ONU, l’Union européenne dans l’accord agricole ou celui de la pêche. En effet, la dernière visite de Horst Kohler dans la région en juin dernier a été une occasion pour que ces élus, toutes appartenances politiques confondues, s’expriment en tant que représentants légitimes de l’écrasante majorité des populations des provinces du Sud. Idem pour les présidents de région, les chioukhs et les notables des tribus et des représentants de la société civile. Ils ont exprimé leur mobilisation en s’accrochant à la marocanité du Sahara, et l’initiative d’autonomie comme la solution unique pour le règlement de ce conflit régional créé de toutes pièces par l’Algérie.

    Mohamed CHAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc