Régions

Palmeraie Palace décroche sa clef verte

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5349 Le 13/09/2018 | Partager
Il devient le 36e établissement à porter cet écolabel international dans la cité ocre
84 unités d’hébergement touristique l’ont décroché au Maroc

Un argument écologique, mais également commercial. Le Palmeraie Palace vient de recevoir l’écolabel international «Clef Verte». Il devient le 36e établissement à afficher le label.

Décerné par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement pour l’édition 2018-2019, Clef verte est un gage de confiance et de reconnaissance. Il récompense l’engagement de l’enseigne dans le contrôle de son impact écologique, la protection de l’environnement et le développement d’un tourisme responsable.

«Cette démarche de labellisation nous permet de réduire et de maîtriser les coûts d’exploitation, d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles, et de répondre aux exigences d’une nouvelle clientèle de manière soutenue et concrète», souligne Karim Sentici, directeur général de Palmeraie Resorts.

La procédure de labellisation est basée sur un référentiel international élaboré par la Fondation pour l’éducation à l’environnement (FEE). Pour bénéficier du titre, l’établissement doit satisfaire des critères sélectifs et précis, concernant la gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets.

Parmi ces mesures, l’on cite l’économie d’eau et d’électricité, la séparation des déchets et le recyclage, l’utilisation de produits d’hygiène écologiques, et la mise en place d’une charte environnementale encourageant les éco gestes des clients. C’est donc un processus évolutif qui incite à l’amélioration continue de la performance environnementale, créant ainsi un avantage concurrentiel pour les établissements hôteliers.

Pour faire partie de ce club de plus en plus prisé, il faut pouvoir répondre aux 92 critères environnementaux, constitués en deux grilles distinctes pour les grandes et petites structures. A ce jour, quelque 84 unités d’hébergement touristique ont décroché l’écolabel au Maroc.

Marrakech tire le plus gros du lot, avec 36 unités labellisées. La ville ocre a vu son nombre d’établissements labellisés doubler entre 2015 et 2016, notamment à la veille de la tenue de la COP22 en novembre 2016. Plusieurs hôtels de haut standing, des clubs et villages de vacances et des maisons d’hôtes ont donc misé sur la protection de l’environnement.

Outre la question de bonne conduite, chère à notre époque, l’argument écologique est également commercial. Il s’agit avant tout, pour les établissements, d’établir des objectifs clairs et réalistes, afin de faire vivre ensemble l’industrie et l’environnement. Mais tous en sont sûrs, les investissements nécessaires à ces objectifs ont très vite un retour positif et durable dans le temps.

Un label présent dans 53 pays

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Clef verte a été lancée par la Fondation pour l’Éducation à l’Environnement (FEE) en 2002. Avec 2.400 établissements labellisés dans 53 pays, le label est le plus représenté au monde. Il est soutenu par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et par l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Au Maroc, où il a été introduit par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement dès 2007, le label est attribué chaque année par un jury indépendant, constitué d’experts en lien avec l’activité touristique. Ce jury est composé, entre autres, de représentants du ministère du Tourisme, de l’Office National Marocain du Tourisme, de la Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière, de l’Agence de développement des Énergies Renouvelables et de l’Efficacité énergétique…

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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