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    Cancer du col de l’utérus: Plus de 2.000 cas chaque année

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5303 Le 28/06/2018 | Partager
    C’est le 2e type de cancer le plus fréquent au Maroc
    L’Union de l’action féministe plaide pour le dépistage précoce
    Elle préconise aussi la généralisation du vaccin
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    Deuxième type de cancer le plus répandu au Maroc, celui du col de l’utérus peut causer plus de 1.000 décès par an. Ces statistiques peuvent rapidement augmenter durant les ans à venir si les mesures de prévention (vaccin, dépistage) ne sont pas mises en place

    Quelque 2.258 cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année au Maroc. Ce type de cancer féminin est le deuxième le plus répandu dans le pays. Il enregistre des taux très élevés dans le monde arabe.

    Considéré comme un problème de santé publique qui touche plusieurs familles, il a été au centre des débats de la table ronde organisée récemment, à Casablanca, par l’Union de l’action féministe (UAF) et làa Coalition régionale pour l’élimination de l’HPV. «Par le choix de ce sujet, nous avons voulu ôter le tabou qui plane sur cette maladie et la libérer des représentations sociales erronées», souligne Soundoss Sabri, sociologue et secrétaire générale de l’UAF de Casablanca.

    D’origine virale, ce cancer peut pourtant être évité grâce, notamment, à la vaccination et au dépistage précoce. «Son évolution particulièrement lente, et sa localisation étant aisément accessible donnent une opportunité aux médecins de le dépister, suite à un simple examen du col», explique-t-on auprès de l’Union.

    Quand ses lésions précancéreuses sont détectées et traitées, elles finissent par guérir dans 100% des cas. Sans dépistage, la plupart des cas évoluent vers des cancers, qu’il n’est possible de traiter qu’à travers la chirurgie et la radiothérapie.

    Afin de favoriser le dépistage précoce de la maladie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d’intégrer le vaccin anti-HPV dans les programmes nationaux de vaccination. Alors que les pays occidentaux l’on adopté depuis des années, le Maroc est toujours à la traîne.

    Aujourd’hui, la Coalition régionale pour l’élimination de l’HPV ainsi que l’Union de l’action féministe lancent un appel aux décideurs politiques pour qu’ils s'engagent politiquement et financièrement dans le dépistage du cancer du col de l’utérus, et l'introduction du vaccin.

    «Nous aussi, si nous vaccinons nos filles et nos garçons comme en Australie, nous pouvons éliminer une grande partie de ces cancers», insiste Aïcha Kharbache, gynécologue obstétricienne et chef de service au CHU Avicenne de Rabat.

     

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