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    Analyse

    Hirak digital et crise de confiance

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5298 Le 21/06/2018 | Partager
    Le boycott comme catalyseur d’un malaise social
    Après trois marques commerciales, Mawazine dans le viseur des boycotteurs
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    D’octobre 2016 à juin 2017, les habitants d’Al Hoceïma ont manifesté pour leurs droits sociaux et économiques. Cet épisode s’est soldé par un procès où figurent 54 accusés (Ph. Bziouat)

    Des regards réprobateurs se tournent vers le festival Mawazine qui démarre ce vendredi 22 juin. Et depuis deux mois, trois marques sont visées par le boycott: Sidi Ali, Centrale Danone et Afriquia. «C’est un message qu’il faut être capable d’entendre et d’analyser. Une nouvelle forme de communication.

    Un Hirak électronique où les gens expriment leur ras-le-bol en s’attaquant à des symboles. Des symboles visibles et travailleurs. Est-ce juste de les viser?», analyse Neila Tazi. Communicante, cofondatrice du festival Gnaoua et parlementaire, elle appelle à l’apaisement sans nier aux contestataires leur droit à «des réponses rapides».

    «Il n’y a pas d’intention de détruire. Mais une volonté de s’exprimer par rapport à la cherté des prix et des réformes qui tardent à venir. Les boycotteurs n’ont pas forcément raison, mais ils n’ont pas tort. Il faut avoir l’humilité de se demander pourquoi on en est là et de s’atteler à trouver des solutions», poursuit la fondatrice de A3 Communication. La Constitution aurait pu servir d’antidote pour cerner le malaise social.

    «Elle ouvre beaucoup de perspectives. Nous n’avons pas totalement mis en œuvre ses nouvelles institutions et leurs prérogatives», relève la vice-présidente de la Chambre des conseillers. Neila Tazi cite le cas des hydrocarbures et du Conseil de la concurrence: «Je me suis retrouvée moi-même freinée dans mon travail de parlementaire. Sans ses membres, impossible de saisir le régulateur sur une question de communication et de publicité».

    C’est donc un nouveau contexte avec de nouveaux droits comme celui de pétitionner.

    «Ce droit n’est pas encore entré dans les usages. Un travail de sensibilisation et de pédagogie s’impose pour que les Marocains s’approprient ces outils constitutionnels», insiste l’élue de la CGEM. Pour elle, le boycott c’est aussi une «réponse pacifique» à des  secousses sociales «traumatisantes».

    Et pour cause, les arrestations et les procès visant des manifestants d’Al Hoceïma, de Jerrada... «Un malaise sous-jacent va persister tant qu’on n’a pas réglé les problèmes d’éducation et de santé. C’est l’indice de confiance qu’il va falloir reconstruire», conclut la présidente de l’association Yerma Gnaoua.

     

     

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