Régions

Accidents de la route: Casablanca dans le top 10 des villes les plus meurtrières

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5291 Le 11/06/2018 | Partager
Un quart des accidents et 17% du nombre de morts à l’échelle nationale
La stratégie de sécurité routière déclinée au niveau régional
Une convention liant la ville au ministère de tutelle
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Piétons et motocyclistes constituent la majorité des victimes des accidents de la route en milieu urbain. A Casablanca, cette catégorie représente 84% des victimes d’accidents mortels en 2015

Najib Boulif décentralise sa stratégie de sécurité routière. Le ministre délégué chargé du Transport a signé, vendredi 8 juin, une convention liant son département à la commune urbaine de Casablanca. Objectif: impliquer les élus locaux dans la Stratégie nationale visant à réduire de moitié le nombre de morts sur les routes d’ici 2026.

La convention, valable pour 3 ans, vise à renforcer la coopération entre le ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau avec la wilaya et la commune de Casablanca pour faire de la ville «un exemple à suivre en matière de sécurité routière», selon les termes du ministre de tutelle. 

«Nous avons choisi Casablanca car elle figure parmi le top 10 des villes les plus meurtrières au Maroc», explique Boulif. Avec plus d’un tiers du parc national, le quart des accidents de la route et 17% du nombre de morts sur les routes, la métropole cumule en effet les records en matière d’insécurité routière.

Plus de 1,3 million de véhicules sillonnent chaque jour les artères de la ville, selon les statistiques 2017. Un parc composé essentiellement de véhicules particuliers (969.400), suivi par les véhicules utilitaires (330.561) et les motocycles (29.493).

En 2015, les piétons et les motocyclistes constituaient la majorité des victimes d’accidents mortels ou occasionnant des blessures graves en milieu urbain (84%). L’approche participative, via des conventions régionales, est censée  redonner un nouveau souffle à la stratégie en la déclinant sous forme de programmes triennaux et/ou quinquennaux exécuté par les conseils communaux.

«Nous avons déjà signé 9 conventions régionales et le travail a déjà commencé au niveau de 5 ou 6 provinces et villes», a annoncé Boulif. Son département s’apprête d’ailleurs à conclure des partenariats similaires avec les villes de Rabat et Témara.
Dès sa mise en service, l’Agence nationale de sécurité routière aura des filiales régionales au niveau des préfectures pour plus de proximité, promet Boulif.

La création de l’Agence a pour objectif de regrouper et de coordonner toutes les missions relatives à la sécurité routière, notamment celles dévolues actuellement à la direction du transport et au Comité national de prévention des accidents de la circulation.

Pour rappel, la Stratégie nationale de sécurité routière 2017-2026 vise à réduire le nombre de morts causés par les accidents de la route à moins de 1.900 à l’horizon 2026, à ancrer un comportement citoyen et à mettre en place un système routier sécurisé. Ces objectifs sont aujourd’hui des vœux pieux, puisqu’on en est encore à plus de 3.500 morts/an environ.

En 2017, première année de la stratégie, les accidents de la route ont été réduits de 2,7%. «Durant les 4 premiers mois de 2018, nous en sommes à  moins de 1% et nous tablons sur moins de 4% d’ici la fin de l’année», espère Boulif.

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