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    Economie

    Dialogue social: L’ultime réunion

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5259 Le 25/04/2018 | Partager
    Une rencontre avec le chef du gouvernement avant le 1er mai
    Les syndicats rejettent tout accord en l’absence d’une réponse aux revendications
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    A quelques jours du 1er mai, les syndicats n’ont aucune visibilité sur les intentions du gouvernement. Ce dernier met en avant les contraintes budgétaires (Ph. Jarfi)

    C'est la grande déception chez les syndicats, en particulier par rapport au volet amélioration des revenus auquel toute une commission est dédiée. Ils considèrent la proposition du gouvernement sur la hausse des salaires dans la fonction publique et la revalorisation des allocations familiales en dessous des attentes. 

    A moins d’une nouvelle offre plus avantageuse, les syndicats ne signeront pas avec le gouvernement et la perspective d’un nouvel accord social pourrait s’effondrer. Un ultime espoir est attendu de la réunion avec le chef du gouvernement qui devrait intervenir, en principe, avant le 1er mai.

    «La proposition du gouvernement ne compense pas l’augmentation du coût de la vie. Elle est discriminatoire puisqu’elle exclut une frange importante des fonctionnaires et des salariés des établissements publics», souligne Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’UMT.

    Le gouvernement, qui est plus dans une optique de maintien des équilibres budgétaires, serait favorable à une augmentation des salaires de 300 DH. Sa généralisation à tous les fonctionnaires coûterait 6,5 milliards de DH. D’où la proposition d’exclure les fonctionnaires classés à l’échelle 11 et les établissements publics qui ne reçoivent pas de subventions de l’Etat.

    Une revalorisation des allocations familiales de 100 DH figure aussi dans le «package du secteur public». Son impact est estimé à 981 millions de DH par an. «Ce sont des propositions de techniciens sans vision politique, économique et sociale. Nous avons besoin de mettre en place des outils pour le maintien des équilibres», souligne Allal Belarbi, membre du bureau exécutif de la CDT.

    Pour les fonctionnaires qui travaillent dans les zones éloignées, une prime de 700 DH est promise, mais uniquement pour certains départements dont l’Education nationale. «C’est un non-sens», commente Moukharik. Autre proposition, la hausse de la prime d’accouchement de 150 à 1.000 DH pour un coût de 37 millions de DH. «Nous souhaitions établir de nouveaux rapports et signer un accord, mais les propositions gouvernementales ne sont pas sérieuses», poursuit Belarbi.

    Pour les salariés du privé, les négociations n’ont pas abouti à grand-chose à l’exception d’une proposition de hausse des allocations familiales de 100 DH! Ni augmentation de salaire dans le privé, ni revalorisation du smig ni convergence smig/smag n’ont étaient retenues.

    Depuis le démarrage des discussions, la CGEM avait averti qu’aucune augmentation ne sera accordée sans contrepartie. Le patronat, qui s’apprête à élire son nouveau président, a une liste de revendications. Celles-ci vont de l’amendement du code du travail à la flexibilité, en passant par la loi sur le droit de grève.

    La confédération patronale demande aussi la réduction du coût du travail à travers une refonte de la grille de l’IR et des abattements, en particulier par rapport aux frais de scolarité supportés par les ménages.

     

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