Competences & rh

La mixité sociale en disparition dans les écoles

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5166 Le 12/12/2017 | Partager
Seulement 8% des élèves sont dans des écoles en équilibre social
Le taux le plus faible de l’échantillon!
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Les visages ont été modifiés (Ph. L’Economiste)

L’enquête Pirls confirme ce que L’Economiste a relevé à plusieurs reprises dans ses articles, et que la Banque mondiale a également récemment souligné. La mixité sociale est en train de disparaître des écoles marocaines. Les établissements publics se vident des classes moyennes et riches, qui délaissent un système naufragé pour se réfugier dans une offre privée, jugée de meilleure qualité.

Les chiffres le prouvent. La part du secteur privé à doublé en 10 ans dans le primaire et secondaire. Elle est passée de 7,4% en 2007-2008 à 13,1% en 2016-2017 (913.209 enfants). 29% des effectifs du primaire à Casablanca sont inscrits dans le privé. Les enfants issus de milieux difficiles disposent ainsi de moins en moins de modèles de réussite, tandis que ceux évoluant dans des milieux aisés s’éloignent des réalités sociales.

Selon Pirls, seulement 8% des élèves marocains évalués sont scolarisés dans des écoles où il n’y a pas d’influence d’une classe sociale particulière. C’est le taux le plus faible de l’échantillon. Dans les autres pays, il va de 16% (Egypte) à 69% (Lettonie).

Uniquement 8% sont issus d’établissements où la catégorie aisée est dominante, tandis que 84% poursuivent leurs études dans des écoles où les couches défavorisées sont majoritaires. Là encore, il s’agit du taux le plus élevé de l’échantillon évalué. Or, d’après les experts de Pirls, les moyennes élevées en lecture sont associées à la fréquentation d’établissements avec un fort pourcentage de catégories aisées.

 

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