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    Economie

    Plan gazier: Le choix d’un consortium pour bientôt

    Par Nadia DREF | Edition N°:5129 Le 18/10/2017 | Partager
    Les offres de 93 entreprises examinées
    Lancement en décembre d'un appel d'offres international
    Celui-ci concerne le développement et le financement de ce méga-projet
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    Le projet «Gas to Power» vise la réalisation d’un terminal gazier pour contribuer à l’importation des besoins du pays en gaz naturel estimés à environ 5 milliards de m3 par an

    Le choix de la shortlist des groupements préqualifiés pour le développement du projet «Gas to Power» est lancé. «La sélection des investisseurs nationaux et étrangers est entamée pour répondre à la demande nationale en gaz naturel liquéfié», a indiqué Aziz Rabbah, ministre de l’Energie et des Mines devant les députés de la première Chambre.

    Actuellement, seront examinées les offres de 93% des sociétés qui ont déposé leurs dossiers de candidature suite à un appel à manifestation d’intérêt. Celui-ci a été lancé par l’ONEE le 28 décembre 2015 et dont les résultats ont été dévoilés en mai 2016. Ce grand nombre reflète l’engouement des investisseurs nationaux mais également étrangers pour ce méga-projet (Russie, Espagne, Portugal, Chine, Japon…).

    Cette phase de pré-qualification a été lancée après la structuration commerciale du projet incluant un business model pour chacune des activités (regazéification, transport du gaz naturel via le gazoduc, production par CCGT). Il faudra attendre décembre prochain pour le lancement d'un appel d'offres pour le développement, le financement, la construction, l'exploitation et la maintenance du projet Gas to Power. Cette étape s’étalera jusqu’en décembre 2018.

    C’est l’Office national de l'électricité et de l'eau potable qui est en charge de la réalisation de ce projet dans le cadre d’un contrat PPA (Power Purchase Agreement). La réalisation et l'exploitation de ces infrastructures gazières et électriques seront attribuées à un consortium qui sera choisi après appel à concurrence, précise la tutelle.

    La préparation du cadre réglementaire est également en cours. Selon le ministère de l’Energie, une première mouture du projet de loi concernant les activités du secteur gazier a été élaborée en concertation avec les principaux opérateurs du secteur (publics et privés). Ce texte est actuellement en cours d’analyse juridique en partenariat avec les services du Secrétariat Général du gouvernement en vue de son introduction dans le circuit d’adoption.

    L’accélération de ce processus intervient dans un contexte marqué par une hausse de la consommation et de la volonté du Royaume de sécuriser l’approvisionnement. S’y ajoute également l’approche de l’arrivée à échéance de contrats liant le Maroc à l’Algérie pour le gazoduc Maghreb Europe (GME) (en 2021) ainsi que la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’efficacité énergétique. Ce plan gazier servira également de base pour la mise en œuvre du gazoduc Maroc-Nigéria.

     Un investissement de près de 40 milliards de DH

    Les grandes lignes de la feuille de route pour le développement du gaz naturel au Maroc ont été mises en place en décembre 2014. Le projet «Gas to Power» vise la réalisation, notamment, d’un terminal gazier pour contribuer à l’importation des besoins du pays en gaz naturel et qui sont estimés à environ 5 milliards de m3 par an. Dans une première phase, il sera question d’alimenter en priorité les centrales électriques d’environ 3,5 milliards de m3 par an, et dans une deuxième phase, fournir à certaines industries leurs besoins en gaz naturel estimés à environ 1,5 milliard de m3 par an.
    L'investissement total est estimé à environ 40 milliards de DH et comprend, notamment, la construction d’un port méthanier pour recevoir des navires chargés de gaz naturel liquéfié, d’une usine de regazéification, de centrales électriques à cycle combiné totalisant 2.400 MW ainsi qu’un gazoduc reliant le terminal gazier aux zones de consommation de Casablanca, Mohammedia et Kenitra et les régions du Nord, prévu sur 400 km.

     

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