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    Economie

    Projet de loi de finances: Emballement du train de vie de l’Etat

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5129 Le 18/10/2017 | Partager
    Les dépenses de matériel et divers en hausse de 16,4%
    Plus de la moitié des recettes fiscales engloutie par les charges du personnel
    L’investissement fixé à 68,2 milliards de DH
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    A l’investissement du budget général s’ajoutent des crédits d’engagement sur 2018 et les années suivantes pour un montant de 45,69 milliards de DH et les crédits de report concernant les crédits engagés en 2017 mais non ordonnancés, d’un montant de 14 milliards de DH

    Le gouvernement a examiné, hier mardi 17 octobre, le premier projet de loi de finances de sa mandature. Un texte qui intervient dans un contexte particulier: les attentes sont immenses et le gouvernement est sous pression non pas seulement pour accélérer les réformes, mais aussi pour revisiter le modèle économique.

    L’un des premiers enseignements du projet de loi de finances c’est que l’Etat ne pense pas réduire son train de vie. En témoigne le niveau des dépenses de matériel et divers. La rubrique est un véritable hub. Elle regroupe, entre autres, les achats de véhicules et diverses dépenses pour 41,5 milliards de DH contre 35,8 milliards de DH en 2017. Soit une hausse de 16,4%!

    Les dépenses de fonctionnement, hors amortissement de la dette publique, s’élèveront à 188,7 milliards de DH en hausse de 3,42%. Les charges du personnel (salaires, plus charges patronales) dans la fonction publique augmenteront de 2,2% en passant à 108,8 milliards de DH contre 106,7 milliards de DH. Le projet de loi de finances prévoit d’ailleurs la création de 19.265 postes budgétaires au profit de certains ministères et institutions. Les dépenses d’investissement à charge du budget de l’Etat ont été arrêtées à 68,2 milliards de DH. Mais ce n’est pas tant le montant qui importe, mais plutôt le taux de réalisation des investissements qui ne dépasse guère 60%.

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    Les dépenses de matériel et divers (eau, électricité, télécoms…) sont en hausse de 16,4% par rapport à 2017

    Il faut également ajouter à ces montants les crédits d’engagement sur l’année budgétaire 2018 de l’ordre de 45,69 milliards de DH et les reports relatifs aux crédits engagés dans le cadre de la loi de finances 2017, mais non ordonnancés, estimés à 14 milliards de DH.

    Les montants destinés à couvrir les amortissements de la dette publique s’établissent à 34,7 milliards de DH contre 45,8 milliards de DH en 2017, soit une baisse de 24,3%. C’est surtout la dette intérieure qui pèse le plus avec 29,4 milliards de DH, en baisse de 16,65%.

    Les charges du budget concernent également les dépenses communes, qui s’élèvent à 36,6 milliards de DH en baisse de 0,45% et qui portent notamment sur les dépenses de compensation des produits de base, les cotisations sociales de l’Etat à la CMR.

    Structure du budget

    • Charges: 400 milliards de DH (+1,82%)
    • Ressources: 382,3 milliards de DH (+3,95%)
    • Remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux: 7,2 milliards de DH

     

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