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L'Edito

Arnaques

Par L'Economiste| Edition N°:3539 Le 27/05/2011 | Partager

Il y a des choses révoltantes, révoltantes pour deux motifs aussi puissants l’un que l’autre: parce que ces choses sont injustes et parce qu’on parle de réforme, mais personne ne fait rien.
D’abord, les droits à la retraite de la CNSS. En gros, s’il vous manque une seule journée de cotisation, vous perdez toutes vos cotisations antérieures; vous n’avez droit à rien pour votre retraite. Le prorata? connaît pas!
Ensuite, deuxième arnaque légale: si en cours de carrière vous changez de secteur, vous passez du secteur public au secteur privé, ou l’inverse, là encore vous perdez les cotisations que vous avez accumulées.
Aujourd’hui, personne n’est capable d’expliquer pourquoi des dispositions aussi injustes avaient été prises, il y a plus de cinquante ans (le premier affilié de la CNSS l’a été en 1961).
Deux fois par an, depuis qu’elle a terminé son propre redressement, la Caisse nationale de sécurité sociale diffuse des informations pour pousser les gouvernements et les partenaires sociaux à agir… mais rien. Toujours rien. C’est tout juste si on ne reproche pas aux organismes sociaux de faire pression indûment sur les «responsables». Passons sur ce scandaleux renversement de rôles: au lieu d’être au service des gens, ces «responsables» (bien cachés dans cet anonymat confortable) se plaignent d’être dérangés par les protestations. Ce pourquoi ils tentent de faire taire les porte-voix…
Or s’il y a un acquis du 20 février et surtout des projets de réforme constitutionnelle, c’est bien qu’il faut remettre le pays dans le bon sens: les «responsables» ne sont à leur place que dans la mesure où ils rendent un service au public. Ce qui n’est pas le cas dans l’arnaque aux retraites.
Cette affaire ne doit souffrir aucun retard, aucune commission d’études: prélever des cotisations et refuser de servir les pensions correspondantes, c’est du vol, à punir en tant que tel. Ni plus ni moins.

Nadia SALAH

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