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L'Edito

Argument

Par L'Economiste| Edition N°:3935 Le 24/12/2012 | Partager

LE projet de défense commerciale qui vient de décrocher son décret d’application est peut être une belle idée. La réalité économique et surtout la symbolique qu’il sous-tend est beaucoup moins convaincante.
La réforme est censée redonner de l’air à des échanges commerciaux très déséquilibrés, on le sait. Le Maroc a eu la sagesse jusque-là de bien  manœuvrer, veillant à ne pas distiller de message anxiogène ou prendre le risque d’être taxé de protectionnisme. Le délai d’accouchement politique du projet est d’ailleurs révélateur de ces précautions: contrairement à une idée reçue, les premières moutures du projet de défense commerciale ne sont pas à l’initiative du gouvernement Benkirane mais remontent à 1998. Protectionnisme…Il y aura d’ailleurs toujours un alibi pour ce genre de réflexes. Et ils ne sont pas tous d’ordre économique: le risque d’importer des produits défectueux ou dangereux pour la population, l’environnement.. A l’aune de ces arguments, l’opportunité de mesures de défense commerciale ne se discute pas. Le Maroc ne doit pas être une poubelle et il est souhaitable d’être extrêmement vigilant, et d’imposer, sans enfreindre les règles de l’OMC, des restrictions pour les produits qui ne respectent pas les normes. Un sursaut important donc, indispensable même, mais nul ne peut prétendre qu’il répond aux défis auxquels notre commerce extérieur est confronté. Il ne faut pas se faire d’illusion.
Ce n’est pas ce genre de digue qui va protéger notre commerce. Dans ce domaine, ce sont  d’autres leviers que le Maroc n’arrive toujours pas à actionner qui disposent de la meilleure force de persuasion. Il est bien évidemment important de sévir contre les pratiques qui contreviennent aux règles du commerce international. Pour autant, pensons-nous véritablement que les Turcs, les Chinois réussissent à l’export parce qu’ils fraudent?...Trop facile comme argument.

Mohamed BENABID

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