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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:4483 Le 16/03/2015 | Partager

C'était, c’est encore un grand projet, capable de changer la donne du développement social au Maroc (voir nos informations en page 14).
Le Ramed, la couverture des soins de santé pour les plus pauvres, a été préparé pendant plus de dix ans puis lancé en «test» en 2009.  Il n’y a que des bureaucrates pour croire qu’on peut jouer ainsi avec le quotidien des gens. Passons.
Fin 2010, les premiers craquements apparaissent et sont dûment signalés dans L’Economiste (qu’on accuse alors d’être contre les pauvres, sic!). Les alertes sont vite cachées sous les tapis: pas une seule mesure sérieuse de redressement n’est prise sous le mandat El Fassi, juste quelques gesticulations autour de fraudes à la carte.
Pas de redressement non plus quand l’équipe Benkirane prend le pouvoir. Au contraire, on lance en grande pompe l’extension du Ramed sans se préoccuper de corriger les défauts. En quelques mois, le nombre d’ayants droit grandit au point que tout l’édifice de la solvabilisation des soins de santé, Agence de régulation en tête, se demande s’il n’y a pas des passages massifs d’une caisse à l’autre.
Si l’on n’est pas capable de repérer rapidement  ces  phénomènes qui se passent au grand jour, avec des noms et des numéros d’identification clairs, comment garantir alors le sérieux d’une gestion un peu plus compliquée qui est la vérification des factures, des actes…? Et le temps passe, passe, passe encore… Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on s’aperçoit que les hôpitaux publics sont incapables de facturer un acte. La justification est encore pire que le mal lui-même: ils en sont incapables parce qu’il n’y a pas de comptabilité organisée. On devine pourquoi les organismes de santé publique ne sont pas pressés d’apprendre la comptabilité: régulièrement les enquêtes de Transparency Maroc classent la santé dans les 4 plus importantes zones de corruption au Maroc. Tout cela est connu depuis longtemps… Pourquoi est-ce si difficile au Maroc d’agir efficacement?
Nadia SALAH

Nadia SALAH

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