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    Agilité

    Par L'Economiste| Edition N°:1110 Le 27/09/2001 | Partager

    Personne ne sait jusqu'où iront les conséquences de l'attentat de New York contre les deux tours du World Trade Center. Mais l'on peut à partir du Maroc tirer une petite leçon à mettre en pratique très vite. Pendant 4 jours ouvrables et pendant six jours en tout qu'a duré la fermeture de la Bourse de New York, les autorités boursières ont changé certaines règles de fonctionnement du marché et les ont rapidement rendues publiques. Il s'agissait d'autoriser les entreprises cotées à racheter une partie de leurs titres au cas où elles seraient victimes d'une spéculation à la baisse sans rapport avec la réalité économique. En principe, c'est quasiment un crime absolu. Mais les circonstances ont exigé que cette règle soit modifiée. Elle l'a été à toute vitesse et sans discussion infinie pour avoir un semblant de consensus. En effet, les spéculateurs de tous poils auraient aimé pouvoir se payer Microsoft, IBM, ITT… pour une bouchée de pain alors que la valeur réelle de ces entreprises n'avait pas changé. Les circonstances imposaient de décider vite et bien de changer la règle. Elle l'a été. La bourse a rouvert, puis fonctionné en évitant les catastrophes qui auraient fini par jeter des centaines de milliers de personnes, peut-être des millions, au chômage et pas seulement aux Etats-Unis.Quel enseignement faut-il en tirer au Maroc? Il n'y a jamais eu de circonstances aussi dramatiques, mais il n'en reste pas moins que la leçon à méditer est celle de la réactivité et de l'agilité. Il ne faut pas mettre cinq ans pour dynamiser l'offre de titres et être enfin prêt quand c'est la demande qu'il faut pousser. A agir avec autant d'obstination à contretemps, on ne fait qu'aggraver le marasme et la défiance. Pour ce domaine exigeant autant d'agilité, il ne faut plus passer par le lent processus législatif.Nadia SALAH

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